L’ONU appelle à investir dans l’autonomie des femmes et des filles par la science

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Une scientifique, travaillant dans un institut parrainé par la FAO en Inde, sélectionne des semences d'une variété de blé. Photo: FAO/Jon Spaull

La Directrice générale de l'UNESCO a marqué, jeudi, la première Journée internationale des femmes et des filles en science en appelant à investir dans l’autonomie des femmes et des filles par et dans la science.

Près de 21 ans après la Déclaration et Programme d’action adoptés lors de la 4e Conférence mondiale sur les femmes, à Beijing, les femmes restent sous-représentées dans les sciences naturelles.

Selon le dernier Rapport de l’UNESCO sur la science, les femmes ne représentent que 28% des chercheurs dans le monde et les écarts augmentent quand les niveaux de décision sont plus élevés. Les femmes ont moins facilement accès au financement, aux réseaux, aux postes à responsabilités, ce qui crée pour elles un désavantage dans la publication d’articles dans des revues scientifiques de haut niveau.

Pour Irina Bokova, cette situation appelle un changement profond et durable, en commençant par une meilleure participation des femmes et des filles dans l’enseignement des sciences, dans la formation et dans la recherche, dès le plus jeune âge.

La Directrice générale de l'UNESCO a souligné que l’accès des filles et des femmes à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM) sera compromis tant que les filles et les femmes seront exclues de l’école, et constitueront la majorité des personnes analphabètes. Cet écart pénalise toute la société, car aucun pays ne peut se développer avec seulement la moitié de sa créativité, de son énergie et de ses rêves.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

Classé sous Femmes et enfants, L'info.
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13/12/2017
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