Iraq/Ramadi: les pièges laissés par l'EIIL compliquent le retour des habitants

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(Photo: UNDP Iraq/2016)

Les pièges laissés par le groupe Était islamique en Iraq et au levant (EIIL) dans la ville de Ramadi, en Iraq, compliquent le retour des habitants, a dénoncé lundi le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le pays.

Cette ville a été récemment libérée de l'emprise du groupe armé, mais celui-ci aurait caché des engins explosifs à travers la ville, qui ont déjà causé la mort de plusieurs habitants.

Même si cette pratique n'est pas inhabituelle de la part du groupe, qui laisse les villes piégées quand il se retire d'une localité, le PNUD souligne que la densité de la contamination  est frappante à Ramadi.

Bien que les autorités iraquiennes œuvrent à désamorcer les divers engins, le défi à relever reste énorme, explique le PNUD.

« Le problème est si grand que, bien que les Iraquiens cherchent à les extraire, ils n’ont tout simplement pas la capacité de le faire assez rapidement. A ce rythme, le processus pourrait prendre jusqu’à neuf mois avant que la ville soit nettoyée d'engins », a déclaré la Représentante du PNUD en Iraq, dans un entretien à la Radio des Nations Unies.

« Certaines personnes ont très envies de rentrer chez elles et elles reviennent. Mais elles sont tuées en désamorçant les engins dans les maisons et les bâtiments. Donc, nous pensons que personne ne doit retourner jusqu’à ce que les zones soient libre de ces engins » a précisé Lise Grande.

Pendant ce temps, le PNUD tente de mobiliser des ressources et capacités internationales qui puissent venir renforcer les efforts iraquiens.

Le Programme cherche à lever environ 15 millions de dollars pour assurer le déminage des engins explosifs complexes dans la ville.

 

(Extrait sonore : Lise Grande, Représentante du PNUD en Iraq; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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