HCR : quelques progrès visibles dans la lutte contre l'apatridie en Afrique de l'Ouest

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Angèle, 13 ans, vit à Saria, un village du centre de la Côte d’Ivoire. Originaire du Burkina Faso, ses parents n’avaient pas été enregistrés à leur naissance et risquaient l’apatridie. Ils ont réussi à obtenir des certificats de naissance et ils vont maintenant obtenir des cartes consulaires du Burkina Faso. Photo HCR/Helene Caux

A Dakar, la capitale sénégalaise le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) a célébré, jeudi 25 février, le premier anniversaire de la Déclaration d'Abidjan sur l'éradication de l'apatridie. Adoptée par les États membres de la Communauté des Pays d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ce document souligne notamment l'obligation pour ces états de prodiguer une nationalité reconnue aux habitants de cette sous-région. Environ un million de personnes sont apatrides ou risquent de le devenir en Afrique de l'Ouest. Cependant quelques progrès ont déjà été accomplis en une année tels que la nomination d'un point focal national sur les questions d'apatridie dans sept (7) États membres. Quatre pays ont également établi un développement de plan national d'action, dont deux ont été approuvés au niveau ministériel. A cela s'ajoute le déclenchement des procédures d'adhésion aux Conventions de 1954 et de 1961 relatives à l'apatridie dans trois États membres; le lancement d'études sur l'apatridie dans deux États membres. Enfin il y aussi l'adoption par la Commission Africaine des droits de l'homme et des peuples d'un projet de protocole sur le droit à la nationalité et l'éradication de l'apatridie en Afrique. Les participants reconnaissent néanmoins que des efforts soutenus restent encore à fournir pour que les engagements de la Déclaration d'Abidjan soient effectivement réalisés. Ils relèvent, en particulier, l'inexistence de statistiques relatives aux apatrides dans la quasi-totalité des États membres de la CEDEAO. Ils regrettent également le manque de collaboration entre les États et la société civile dans la mise en œuvre de la Déclaration.

Les détails avec Emmanuelle Mitte, responsable des questions liées à l'apatride auprès du bureau régional du HCR dans cette sous-région.

(Propos d'Emmanuelle Mitte, responsable des questions liées à l'apatride au HCR, recueillis par Tsigué Shiferaw

 

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16/10/2017
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