Guantanamo : l’ONU salue l’annonce d’un plan de fermeture de la prison

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Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut Commissaire aux droits de l’homme. Photo:ONU/Jean-Marc Ferré

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est félicité mardi de l’annonce par le gouvernement américain d’un plan de fermeture de la prison de Guantanamo et a appelé à mettre fin à la détention illimitée, sans inculpation ni jugement, de ses prisonniers.

Selon la presse, le Président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé, mardi 23 février, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, son plan de fermeture du centre de détention de Guantanamo, où sont toujours détenues 91 personnes. Jugeant l’existence de cette prison militaire, située dans la base navale américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, contreproductive pour la sécurité et l’image du pays, Barack Obama a déclaré que son plan de fermeture avait été transmis pour approbation au Congrès américain.

« Je me réjouis de ce plan et espère qu’il n’y aura pas d’obstacles supplémentaires à sa mise en œuvre », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein dans une déclaration à la presse à Genève.

« Le régime de Guantanamo, et tout ce qu’il impliquait, a porté un sérieux coup au bilan et à la situation des droits de l’homme aux États-Unis, ainsi qu’à la réputation du pays au cours des 14 dernières années », a poursuivi le Haut-Commissaire,ajoutant que la prison est régulièrement citée en exemple par des gouvernements répressifs pour justifier leurs propres actions.

Zeid Ra’ad Al Hussein a appelé à ce que la mise en œuvre du plan annoncé par M. Obama mette définitivement fin à la détention illimitée, sans inculpation ni jugement, des prisonniers de Guantanamo.

« Tous les détenus de Guantanamo devraient être transférés soit vers des centres de détention réguliers sur le territoire des États-Unis, soit vers d’autres pays dans lesquels ils pourront bénéficier d’un procès équitable devant des juridictions civiles et d’une procédure régulière, conformément aux normes et standards internationaux », a dit le chef des droits de l’homme de l’ONU. « S’il n’existe pas suffisamment de preuves pour les accuser d’un crime, ils doivent être renvoyés dans leur pays d’origine ou, s’il existe un risque qu’ils soient persécutés chez eux, vers un pays tiers ».

 

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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19/10/2017
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