France : l'ONU préoccupée par les conditions de vie des réfugiés à Calais

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Réfugiés syriens s’éveillant devant la façade d’une église de Calais, France. (photo d’archives: HCR/J.Pebrel).

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est vivement préoccupé des conditions « alarmantes et très insalubres » dans lesquelles vivent les réfugiés et surtout enfants de migrants dans la région de Calais, au Nord de la France. Près de 4.000 migrants et réfugiés s’entassent dans un campement surnommé « la Jungle », aux portes de la ville de Calais.

C'est dans cette ville portuaire française que convergent régulièrement des migrants et des réfugiés venus d’Afrique et du Moyen-Orient dans l’espoir d’atteindre le Royaume-Uni, notamment en traversant l’Eurotunnel. Sur place, ils sont près de 4.000 dans ce campement surnommé « la Jungle ». Et un deuxième bidonville s’est par la suite développé à une quarantaine de kilomètres de là, à Grande-Synthe, où près de 2.500 personnes vivent dans des conditions très insalubres.

Particulièrement inquiet des conditions de vie alarmantes et très insalubres des enfants, notamment non accompagnés, cette agence des Nations Unies basée à Genève souhaiterait la création de places d’accueil supplémentaires ou d’autres structures pour répondre aux besoins de protection des enfants.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rappelé la vulnérabilité des enfants, non sans plaider pour des mesures urgentes pour « simplifier les procédures de protection de l’enfance, en particulier pour les enfants ayant de la famille dans un autre Etat membre de l’Union Européenne (UE).

Par ailleurs, le HCR se félicite de certaines mesures prises par les autorités françaises pour fournir une assistance d’urgence aux réfugiés vivant à Calais et à Grande-Synthe. Parmi ces mesures figurent la décision de créer un centre temporaire appelé « Centre d’Accueil Provisoire » (CAP) à Calais, géré par La Vie active, et la réinstallation volontaire des réfugiés et des migrants dans des centres d’hébergement appelés « Centres d’accueil et d'Orientation » (CAO) dans toute la France. Ces structures fournissent un accueil d’urgence à tous les migrants et réfugiés indépendamment s'ils ont oui ou non demandé l’asile. Depuis le début du mois de février, plus de 700 personnes ont été ainsi accueillies dans le CAP de Calais et 2.431 personnes avaient choisi depuis octobre 2015 d’aller à l’un des 92 CAO.

(Extrait sonore : Céline Schmitt, porte-parole du Bureau du HCR à Paris ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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