Convention de la CEE sur l’eau: aspects clés et opportunités pour l’Iraq

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Photo: UNECE

L’eau est une ressource de plus en plus rare en Iraq. Equilibrer la consommation de l’eau dans l’industrie, l’énergie, dans l'usage agricole et domestique, ainsi que dans la préservation des écosystèmes liés à l’eau, pose de gros défis. La quantité d’eau diminue tandis que la qualité de l’eau se détériore. De plus, les impacts du changement climatique réduisent sérieusement l’écoulement du Tigre et de l’Euphrate. Ces deux rivières représentent 98% de l’eau de surface du pays, et sont originaires de l’Iran, de la Syrie et de la Turquie. La coopération transfrontalière devient donc de plus en plus importante afin de garantir une bonne gestion des ressources en eau transfrontière et contribuer au développement durable du pays.

La Convention de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontiers et des lacs internationaux (Convention sur l’eau) a fourni, depuis son entrée en vigueur en 1992, un cadre important pour l’amélioration de la gestion des eaux de surface et des eaux souterraines transfrontières dans la région pan-européenne.

Depuis 2012, l’Iraq est devenu particulièrement actif dans des activités de mises en œuvre dans le cadre de la Convention de la CEE sur l’eau. L'Iraq a exprimé à plusieurs reprises son intention à devenir partie à la Convention de la CEE sur l’eau. En 2014, l’Iraq a créé un comité mixte chargé d’étudier et de discuter de l’adhésion à la Convention sur l’eau et a demandé à la CEE-ONU pour soutenir à l'organisation d’un atelier dédié à l’Iraq afin de clarifier les dispositions, les avantages et les obligations pour Iraq ainsi que des modalités du processus d’adhésion.

L’atelier “Convention de la CEE sur l’eau: aspects clés et les opportunités pour l’Iraq », s'est tenu à Amman, en Jordanie du 13 et 14 Janvier dernier et a adressé à la fois les aspects juridiques et la mise en œuvre pratique de la Convention afin de faciliter la préparation à l’adhésion. Lors de l’atelier, Iraq a confirmé son attention d'adhérer à la convention de la CEE sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux cette année en 2016. L’Iraq serait donc en voie de devenir le premier pays au-delà de la CEE à adhérer à la Convention sur l’eau.

(Interview : Chantal Demilecamps, Chargée d'affaires en environnement à la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (UNECE); propos recueillis par Florence Westergard)

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20/10/2017
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