Boko Haram : le Nigéria appelé à assurer la sécurité des zones libérées

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Dans le camp pour personnes déplacées de Gire 1, près de Yola, au Nigéria, un père tient des photos de sa fille aînée, de 18 ans, et de son fils de 6 ans, tous deux enlevés par des membres de Boko Haram lors d'une attaque contre leur village. Photo: UNICEF/Sebastian Rich

Un groupe d'experts de l'ONU a exhorté, vendredi, le Gouvernement du Nigéria à s'assurer que les zones prétendument libérées du groupe Boko Haram sont effectivement suffisamment sûres pour permettre aux personnes déplacées d'y retourner pour regagner leur foyer. Les experts appellent aussi à ce que les camps de personnes déplacées soient protégés de manière adéquate.

Cet appel a été lancé après une série d'attaques brutales perpétrées par Boko Haram contre des villages dans le nord-est du Nigéria. Notamment la tentative de prise d'assaut d'un camp de personnes déplacées près du village de Dalori au cours de laquelle plus de 90 personnes, principalement des femmes et des enfants, auraient été tuées.

Selon les informations, deux femmes se sont par ailleurs fait exploser, mardi, au camp de Dikwa, à moins d'une centaine de kilomètres de la capitale de l'état de Borno, tuant plus de 50 personnes.

Face à ces attaques dans des zones apparemment sûres, les experts exhortent le Gouvernement du Nigéria à planifier au mieux le retour des personnes déplacées. Ils engagent aussi les autorités nigérianes à faire plus pour enrayer cette récente vague de violence.

Plus de deux millions et demi de personnes ont dû prendre la fuite depuis l'irruption du conflit dans le nord-est du Nigéria,et le camp de Dikwa qui abrite 70 000 déplacés, demeure inaccessible aux agences de réfugiés en raison de l'insécurité généralisée.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

 

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20/10/2017
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