Ban Ki-moon interpelle de nouveau Israël sur sa politique vis-à-vis des Palestiniens

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Les autorités israéliennes ont démoli des maisons de Bédouins dans la communauté d'Abu Nwar, dans la zone C, près de Jérusalem Est, en janvier 2016. Photo UNRWA

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a de nouveau mis en garde lundi, pour la troisième fois en une semaine, contre le sentiment d’aliénation ressenti par de nombreux Palestiniens devant le blocage du processus de paix au Moyen-Orient et l’expansion des colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés.

Dans une tribune publiée par le New York Times et intitulée « Ne tirez pas sur le messager, Israël », M. Ban écrit qu’en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, l'année 2016 débute avec des niveaux de violences inacceptables, indiquant qu'une polarisation des débats manifeste même dans les couloirs des Nations Unies. Ban Ki-moon a déclaré que ses propos tenus la semaine dernière avaient été déformés. Il a également souligné qu'il n'excusait en aucun cas le terrorisme, mais qu'il est impossible de nier que l'occupation provoque colère et désespoir auprès des Palestiniens. Le chef des Nations Unies a critiqué l'expansion des colonies de peuplement israéliennes qui selon lui attisent une situation déjà très tendue.

Il a évoqué aussi les souffrances des Israéliens eux-mêmes victimes d'attentats réguliers.

Le 26 janvier, lors d’un débat du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient, M. Ban avait demandé aux Israéliens et aux Palestiniens de ne pas renoncer à la vision de deux États, Israël et Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, affirmant que les parties prenantes devaient agir sans tarder pour empêcher cette solution à deux États de disparaître à tout jamais.

Estimant que pour faire avancer la paix, il fallait un gel de la colonisation par Israël, Ban Ki-moon avait affirmé que la poursuite des activités de peuplement était un affront au peuple palestinien et à la communauté internationale et qu’elle soulève, des questions fondamentales sur l’engagement d’Israël envers une solution à deux États.

Ces propos avaient suscité une vive réaction du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait accusé le Secrétaire général de « justifier le terrorisme », selon la presse.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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26/05/2016
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