Assemblée générale : les dix ans du principe de responsabilité de protéger

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Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.Photo ONU/Jean-Marc Ferré

L’Assemblée générale a célébré ce matin, à New York, les dix ans du principe de la responsabilité de protéger, en présence de son Président, Mögens Lykketoft et du Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson.

Le principe de la responsabilité de protéger est apparu à suite des massacres et génocides qui ont endeuillé notamment dans les Balkans et au Rwanda dans les années 90. Cette initiative est née en septembre 2005 à la suite du débat entamé par la communauté international sur la manière de réagir avec efficacité lorsque les droits des citoyens sont violés de manière flagrante et systématique.

La prévention suppose la répartition des responsabilités et la collaboration entre les États concernés et la communauté internationale. L’obligation de prévenir et de mettre fin au génocide et aux atrocités de masse incombe avant tout à l’État, mais la communauté internationale a aussi un rôle à jouer, auquel la souveraineté n’est pas opposable. Le principe de souveraineté ne peut plus être invoqué par l’État pour refuser toute ingérence extérieure; dorénavant, il met à sa charge la responsabilité d’assurer le bien-être de sa population. Consacré par l’article premier de la Convention sur le génocide, il s’incarne dans les notions de « souveraineté responsable » et de « responsabilité de protéger ».

(Extrait sonore : Adama Dieng, Conseiller special du Secrétaire général pour la prevention du genocide; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

 

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18/10/2017
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