Syrie: les pourparlers de paix de Genève reportés à vendredi

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Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie. Photo: ONU/Pierre Albouy

Initialement prévus ce lundi, les pourparlers de paix entre l’opposition syrienne et Damas, débuteront finalement vendredi 29 janvier à Genève. Au cours d'une conférence de presse, l'Envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie a justifié ce report par un « un blocage » sur la composition des délégations. Staffan de Mistura a ajouté que les invitations seront envoyées demain mardi, non sans rappeler que « chaque jour perdu est un jour perdu» pour améliorer la situation humanitaire » en Syrie.

L'Envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie a d'emblée averti que ces pourparlers de paix inter-syriens ne sont pas un Genève III. Et ces discussions qui doivent commencer ce vendredi à Genève porteront sur la feuille de route établie en décembre 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Feuille de route qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement de transition et des élections. Au bord du Lac Léman, opposition et Damas discuteront en priorité de « cessez-le-feu, de la lutte contre Daech et d’aide humanitaire ».

Et pour Staffan de Mistura, la première vague de ces discussions indirectes doit durer deux à trois semaines. Les parties auront ensuite le temps de mener des consultations. Et ce processus doit s’enchaîner jusqu’à ce que les conditions d’échanges directs soient réunies. Avec un chronogramme d'une durée de six mois au maximum.

« Les discussions de proximités me donnent une énorme flexibilité sur comment et combien et qui pourra pouvoir rencontrer. Un seul élément est clair, c'est qu'on va maintenir ces discussions de proximité jusqu'au moment où on pourra avoir des pourparlers directs ».

Par ailleurs, l'Envoyé spécial de l'ONU note qu'il n'y aurait pas de précondition pour venir à Genève. Le message de Staffan de Mistura est de dire aux Syriens « venez ici et discutons de ce qui vous préoccupe ». Mais il nous décrit les obstacles à surmonter.

« Pour les obstacles, ce sont surtout le manque de confiance et le manque de volonté politique de respecter tout ce qui a été toujours dit, mais sans être appliqué : à savoir qu'il n'y a pas une solution militaire et il y a seulement une solution politique. Dans les mots, c'est présent et dans les faits, c'était pas présent ».

En plus des groupes d'opposition et de la délégation gouvernementale, l'ONU entend également s'entretenir lors de ces pourparlers avec des acteurs de la société civile, notamment des femmes syriennes.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonores de Staffan de Mistura, Envoy é spécial des Nations unies pour la Syrie)

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14/12/2017
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