Syrie : «crise humanitaire la plus dévastatrice du 21e siècle», selon le Coordinateur humanitaire de l’ONU

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(Photo: UNICEF)

«Chaque heure perdue» dans la résolution de la crise syrienne provoque le déplacement de 50 familles en Syrie. Au cours d'une conférence de presse, des représentants d'agences humanitaires ont rappelé que les Syriens ont de grandes attentes sur les pourparlers inter-syriens mais sont en train «de perdre espoir» sur l’intérêt du monde pour la crise syrienne. Ils ont ainsi dénoncé la situation chaotique que vit la population syrienne depuis des années. Une situation en Syrie qualifiée de «crise humanitaire la plus dévastatrice du 21e siècle» par le Coordinateur humanitaire de l’ONU sur place.

Alors que les pourparlers indirects sur la Syrie doivent démarrer vendredi à Genève, des organismes humanitaires ont décrit un sombre tableau de la situation sur le terrain. Lors d'une conférence de presse ce mardi à Genève, ils se sont insurgés contre la situation dramatique que vit la population syrienne depuis plus de quatre ans. Des civils qui sont en train de «perdre espoir» sur l’intérêt du monde pour la crise syrienne.

Selon le Coordinateur humanitaire de l’ONU en Syrie, « Trop c'est trop. Le message des Syriens est dire que ça suffit et qu'il ne peuvent pas continuer à payer le prix des erreurs politiques en Syrie». En attendant, Yacoub El Hillo note que le conflit syrien a peut-être provoqué «la crise humanitaire la plus destructrice du 21e siècle».

C'est pourquoi, les humanitaires onusiens demandent aux belligérants invités aux pourparlers de paix inter-syriens de Genève de faciliter entre autres l'acheminement de l'aide humanitaire.

Pour Hanna Singer, Représentante de l'UNICE au Moyen-Orient, « chaque jour qui passe sans paix et sans accès, on perd sur le futur de la Syrie. Le défi, c'est vraiment la sécurité et on n'a pas l'accès pour presque quatre millions de personnes vivant sous siège et aussi pour 4,2 millions dans des endroits qui sont aussi difficiles d'accès. Des endroits où il est difficile d'aller souvent ».

Les organismes humanitaires rappellent que «Chaque heure perdue» pour entamer des discussions politiques provoque le déplacement de 50 familles en Syrie. Dans ces conditions, l’actuel secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés Jan Egeland pense que la communauté internationale ne peut «pas échouer» lors des pourparlers syriens dans les prochaines semaines à Genève.

 

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonores de Yacoub El Hillo, Coordinateur humanitaire de l’ONU en Syrie, et Hanna Singer, Représentante de l'UNICEF au Moyen-Orient).

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15/12/2017
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