HCR : sur le départ, António Guterres déplore une tendance générale « très inquiétante »

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Antònio Guterres, ancien Haut Commissaire pour les réfugiés. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

Avec la nouvelle année, Filippo Grandi a commencé son mandat à la tête du Haut-Commissariat pour les réfugiés, succédant ainsi à António Guterres, qui avait occupé ce poste pendant plus de 10 ans.

Avant de partir, Antònio Guterres a partagé ses perspectives sur la situation actuelle. Il déplore notamment le manque de clarté dans les relations de pouvoir et la prévalence de l'impunité et de l'imprévisibilité

« Les gens commencent des conflits sans aucune peur parce que rien ne va leur arriver », affirme-t-il. « Dans ce contexte, nous avons vu une augmentation sidérante du nombre de personnes déplacées par les conflits et nous devons aider de plus en plus de gens. Mais ce qui est de plus en plus difficile c'est d’être en mesure de leur fournir ce dont ils ont besoin ».

Pour Antònio Guterres, suite aux réunions de Vienne, il y a à présent un peu d’espoir que la situation en Syrie pourrait aller dans une bonne direction. Mais il estime cependant que la tendance générale demeure très inquiétante et craint que les choses n'empirent avant de commencer enfin à s'améliorer.

Le nouveau Haut-Commissaire pour les réfugiés assume ses fonctions alors que le monde est confronté à des défis sans précédent, allant du nombre record de personnes contraints de fuir les conflits, au manque de financement pour l'action humanitaire.

(Extrait sonore : Antònio Guterres, ancien Haut-Commissaire pour les réfugiés)

 

Filippo Grandi, Haut-Commissaire pour les réfugiés. Photo: ONU/Evan Schneider

 

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15/12/2017
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