Ebola : un deuxième cas confirmé en Sierra Leone en moins d’une semaine

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Un professionel de la santé en Sierra Leone enquête sur un cas soupçóné d’Ebola (archive). Photo: ONU/Martine Perret

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé la semaine dernière l’arrêt de toutes les chaînes connues de transmission du virus Ebola dans toute l’Afrique de l’Ouest, après que le Libéria a réussi à son tour à vaincre fièvre hémorragique. Mais l'OMS avait également mis en garde contre le « risque permanent de nouvelles flambées cette année ». Et l’apparition d’un nouveau cas de fièvre Ebola, le deuxième en moins d’une semaine, confirme les inquiétudes de l'OMS. Et selon l'agence onusienne basée à Genève, ce deuxième cas est en fait la tante de l’étudiante de 22 ans qui avait succombé à Ebola le 12 janvier dernier.

 

La Sierra Leone fait face à son deuxième cas d’Ebola en une semaine. La nouvelle patiente infectée ferait partie de l’entourage direct d’une autre malade décédée le 12 janvier.  Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit en fait de la tante de l'étudiante décédée dans la ville de Magburaka, au Nord de la Sierra Léone. Or tout laisse croire qu'il y a eu ensuite un enterrement dangereux non sécurisé.

Et face aux risques de transmission, les autorités sierra léonaises ont d'ailleurs entamé mardi dernier une campagne de vaccination des personnes placées en quarantaine. Sont ciblées les localités du nord du pays où la première patiente atteinte d'Ebola cette année s’est rendue avant de mourir.

Et au-delà de la Sierra Léone, l'agence onusienne basée à Genève continue de prôner aussi la vigilance en Guinée et au Libéria.

Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS : « Dans tous les trois pays, il faut continuer la surveillance. Il faut continuer à maintenir les capacités en place. Il faut vraiment être prêt à faire face à la résurgence du virus ».

Il faut juste rappeler que la Sierra Leone était sortie de l'épidémie le 7 novembre dernier avant de réapparaître au début de cette année. Plus de 28.600 personnes ont été atteintes depuis deux ans par la fièvre hémorragique qui a fait 11.300 morts en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS)

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20/10/2017
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