Crises des refugiés : le HCR se félicite des permis de travail autorisés par la Turquie pour les syriens

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Photo: HCR

Le Haut-commissaire pour les réfugiés s'est félicité lundi des nouveaux règlements turcs qui permettront à un grand nombre des 2,5 millions de réfugiés syriens dans le pays de demander un permis de travail.

Les nouvelles règlementations constituent un changement majeur de la politique turque.

Elles autoriseront aux réfugiés syriens enregistrés qui sont en Turquie depuis au moins six mois d’appliquer dans la province où ils ont d’abord été enregistrés.

Les Syriens qui obtiendront un permis devront être payés au moins le salaire minimum. Actuellement, beaucoup de réfugiés travaillent illégalement afin de  joindre les deux bouts et sont souvent payés des salaires très bas.

Les nouveaux règlements seront  applicables à la fois aux réfugiés vivant dans les villes ainsi qu'au 10 pour cent de réfugiés syriens qui sont logés dans des camps de réfugiés turcs.

Pour Filippo Grandi, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la décision turque est courageuse et un grand pas en avant pour les réfugiés.

“L'emploi signifie dignité”, a-t-il dit, “une vie digne où vous ne devez pas quémander de l’argent ou chercher de l’argent auprès d’associations ou du gouvernement. Je pense que c’est un très grand pas en avant.”

La Turquie accueille actuellement plus de réfugiés que tout autre pays dans le monde.

Dans sa première visite officielle en tant que Haut Commissaire, Grandi a d’ailleurs choisi la Turquie, où il a passé beaucoup de temps à écouter de réfugiés.

«J’ai entendu des histoires qui m'ont fendu le coeur”, a dit Filippo Grandi. “Ce sont de véritables histoires de femmes et d’enfants qui ont tout perdu et ne savent pas quel est leur avenir.”

Les nouvelles réglementations sur les permis de travail pourront aider à atténuer ce sentiment de frustration parmi les réfugiés.

Prenant la parole après que les règlements ont été annoncés, le Haut commissaire a laissé entendre que d’autres pays devraient suivre l’exemple de la Turquie.

«Je crois que la Turquie est un exemple de la façon dont les réfugiés doivent être reçus,” a-t-il dit.

(Interview : William Spindler, porte-parole du HCR à Genève; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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08/12/2017
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