Conseil des droits de l'homme : les mesures de la Belgique contre le radicalisme

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Après le Niger lundi dernier, c'est au tour de la Belgique d'exposer, ce mercredi 20 janvier à Genève, les mesures qu'elle a prises pour lutter contre le terrorisme.

Lors de la présentation du rapport de Bruxelles au second cycle de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, le Vice Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères belge a rappelé que le premier attentat commis en Europe par un djihadiste revenu de Syrie a eu lieu à Bruxelles en 2014. Didier Reynders a ainsi évoqué le plan d’action adopté en 2006  pour lutter contre la radicalisation. Un plan de lutte contre le terrorisme qui est actuellement en cours de révision.

« Le renforcement des mesures en matière de lutte contre le radicalisme est un aspect clé de l’accord de gouvernement, fait remarque le Chef de la diplomatie belge. Il s’agit d’une approche intégrale et intégrée basée sur  la collaboration  étroite  entre  les divers acteurs, l'amélioration de l’échange d’information ainsi qu’une combinaison des approches administratives et judiciaires.

En 2015, le gouvernement belge a approuvé deux  séries de nouvelles mesures de lutte contre la radicalisation. Ces mesures sont à la fois de nature préventive et répressive.  En amont, nous mettons tout en œuvre  pour que l’ensemble des citoyens belges se sentent intégrés et des efforts se poursuivent au niveau de l’éducation. En aval, nous devons assurer la sécurité de nos citoyens face au risque terroriste. La Belgique tient à prendre ses responsabilités en la matière et continuera à le faire, dans le respect de ses engagements internationaux en matière de droits humains ».

Par ailleurs, Bruxelles est également revenu sur la crise des réfugiés en Europe qui est au cœur de l'actualité. La Belgique a souligné avoir connu une hausse très importante du nombre de demandes d’asile introduites au cours du 2eme semestre de l’année 2015. Plus de 35.000 demandes ont été ainsi introduites l'année dernière, ce qui représente une augmentation de plus de 50 % par rapport à 2014.

Il faut juste rappeler que le premier examen périodique universel (EPU) de la Belgique a eu lieu en mai 2011. Quatre ans et demi plus tard, Bruxelles passe ainsi son deuxième examen devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.

(Extrait sonore : Didier Reynders, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères de la Belgique)

LE DERNIER JOURNAL
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19/10/2017
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