Conseil des droits de l'homme : la Sierra Léone se penche sur les conséquences d'Ebola

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Deux survivantes d’Ebola : l’épidémie a causé de lourdes pertes humaines en Sierra Leone. Photo: UNICEF/T. Bindra

Le Conseil des droits de l'homme poursuit les travaux de sa vingt-quatrième session du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel. Ce mercredi matin à Genève, les membres du Conseil ont examiné le rapport de la Sierra Léone. Des débats qui ont été largement dominés par l'impact du virus Ebola dans la jouissance des droits humains des Sierra Léonais. A cet égard, le Ministre de la Justice de ce pays a rappelé que son pays a été ébranlé par l'épidémie d'Ebola en causant de lourdes pertes humaines. Ce qui a entraîné une période de stagnation.

« Cette épouvantable calamité qu'est Ebola qui a frappé la Sierra Leone, la Guinée et le Libéria a complètement bouleversé la vie de nos peuples et nos économies, fait Joseph Fitzgerald Kamara. Ce virus a constitué une menace pour la sécurité et la cohésion nationales. Dans ces conditions, le Président a décidé en juillet 2014 d'instaurer l'état d'urgence afin d'assurer la sécurité de la population.

Cette mesure a entravé certaines libertés ou droits civils. Toutefois l'état d'urgence a été limité à tout ce qui est strictement nécessaire dans le combat contre Ebola. D'ailleurs, l'état d'urgence a été assoupli avec la disparition progressive du virus. Et la levée définitive de l'état d'urgence doit d'ailleurs être approuvée ce mercredi par le Parlement.

Par ailleurs, je vous rappelle que nous continuons à bénéficier d'une certaine stabilité politique, d'un espace accru de participation politique, et d'une émancipation des femmes, de même qu'un niveau élevé de tolérance politique et religieuse ». 

Freetown a rappelé que cette fièvre hémorragique a décimé des familles entières et, parfois, des villages entiers, et ravagé le pays pendant presque deux ans.

Il faut juste rappeler que la Sierra Leone était sortie de l’épidémie le 7 novembre dernier avant de réapparaître le 15 janvier dernier. Soit le même jour après l'annonce de l'Organisation mondiale de la santé déclarant l’arrêt de « toutes les chaînes connues de transmission » de la maladie en Afrique de l'Ouest. Plus de 28.600 personnes ont été atteintes depuis deux ans par la fièvre hémorragique qui a fait 11.300 morts dont plus de 2500 en Guinée, plus de 4800 au Libéria et 3955 en Sierra Léone.

(Extrait sonore : Joseph Fitzgerald Kamara, Procureur général et Ministre de la Justice de la Sierra Léone)

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20/10/2017
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