Conseil de sécurité : préoccupations sur l'impact des bombardements des zones peuplées sur les civils

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Christine Beerli, Vice-présidente du Comité international de la Croix-Rouge, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité. Photo: ONU/Manuel Elias

En 2014, 92% des personnes tuées par des explosifs dans des zones peuplées étaient des civils. Un constat alarmant qui a mobilisé, mardi, l'attention du Conseil de sécurité lors d'un débat sur la protection des civils en période de conflit.

Devant les Quinze, la Vice-présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Christine Beerli, fait observer que de nombreuses souffrances à large échelle provoquées par les conflits sont considérées à tort comme des conséquences inévitables de la guerre, alors qu'elles sont souvent une violation du droit.

Elle s'est notamment inquiétée de l'utilisation d'armes explosives dans des zones peuplées qui donne lieu, selon elle, à de graves préoccupations en termes de conformité.

Christine Beerli a expliqué que un contexte urbain, ces armes sont aptes à avoir des effets indiscriminés avec des conséquences souvent « dévastatrices » pour les civils. De nombreux civils sont ainsi tués ou blessés et des infrastructures critiques, notamment des centrales électriques, des stations d'épuration d'eau et des hôpitaux, peuvent être endommagés « continuellement et cumulativement », à tel point qu'ils cessent de fournir des services essentiels pour répondre aux besoins des populations.

Au cours de cette réunion, le Vice-Secrétaire de l'ONU, Jan Eliasson, a de son côté notamment dénoncé le siège des agglomérations civiles. Il a aussi appelé les Gouvernements à se doter d'une législation robuste pour traduire en justice les responsables de violations commises pendant un conflit.

(Extrait sonore : Christine Beerli, Vice-présidente du Comité international de la Croix-Rouge)

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16/10/2017
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