Afrique subsaharienne : la croissance de la région devrait s'accélérer selon la banque mondiale

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Graphique : Banque mondiale

L'atonie de la croissance dans les principaux pays émergents pèsera sur la croissance mondiale en 2016. C’est ce qu’indique un nouveau rapport de la Banque mondiale publié mercredi et qui indique toutefois que l'activité économique devrait se raffermir quelque peu et la croissance atteindre 2,9 %, contre 2,4 % en 2015, soutenue par la reprise dans les pays développés.

D'après les conclusions des 'Perspectives économiques mondiales' de la Banque mondiale, le ralentissement simultané des économies de la plupart des principaux pays émergents fait obstacle à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’ une prospérité partagée, dans la mesure où ces pays ont beaucoup contribué à l'expansion mondiale au cours de la dernière décennie.

Plus de 40% des pauvres vivent dans des pays en développement dont la croissance s'est ralentie en 2015. Et la Banque mondiale appelle les pays en développement à axer leur effort sur le renforcement de leur capacité à résister à l'affaiblissement de la conjoncture économique ainsi que sur la protection des plus vulnérables. La mise en œuvre de réformes dans le domaine de la gouvernance et du climat des affaires pourrait aussi avoir un impact positif substantiel pour compenser les effets d'un ralentissement de la croissance d'économies plus importantes.

Néanmoins la croissance de l’afrique subsaharienne devrait s'accélérer pour passer de 3,4 % en 2015 à 4,2 % en 2016 grâce à la stabilisation des prix des produits de base. L'activité économique variera d'un pays subsaharien à l'autre, la croissance de la consommation demeurant faible dans les pays exportateurs de pétrole du fait de la hausse du coût des carburants, tandis que le ralentissement de l'inflation dans les pays importateurs de pétrole contribue à doper les dépenses de consommation. La croissance du Nigéria devrait s'établir à 4,6 %, contre 3,3 % l'an dernier, tandis que celle de l'Afrique du Sud progressera sans doute modestement pour atteindre 1,4 %, contre 1,3 % l'année dernière.

(Interview: Marc Stocker, économiste au sein du Département des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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17/10/2017
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