A un Sommet de l’Union africaine, Ban Ki-moon rappelle le rôle crucial des droits de l’homme pour la paix et le développement

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Ban Ki-moon participant le 30 janvier 2016 à un Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba (Photo : ONU/Eskinder Debebe)

S’exprimant lors d’un Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-mon, a rappelé samedi que les droits de l’homme étaient déterminants pour la paix et le développement durable.

"Je me félicite que vous ayez décidé cette année de mettre l’accent sur les droits de l’homme, et en particulier sur les droits des femmes", a dit M. Ban en s’adressant aux participants du sommet. "Les droits de l’homme sont déterminants pour le maintien de la paix et de la sécurité, la lutte contre l’extrémisme violent et la promotion du développement durable".

"Les femmes doivent pouvoir participer pleinement à la vie de la société, notamment aux échelons les plus élevés des structures de l’État et dans le cadre des pourparlers de paix. L’ère de l’exclusion est terminée. Pour changer la dynamique, il faut investir résolument dans l’autonomisation des femmes et l’élargissement des perspectives qui leur sont ouvertes", a ajouté le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU a rappelé que l’Union africaine a pris des engagements en adoptant notamment le Protocole de Maputo sur les droits des femmes, la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance, et le protocole créant une Cour africaine des droits humains et des peuples. Il a encouragé les Etats membres à faire de ces documents une réalité en les ratifiant.

Ban Ki-moon a estimé que la Commission d’enquête de l’Union africaine sur le Soudan du Sud était une avancée significative et il a exhorté "toutes les parties prenantes à agir sur ses recommandations et à davantage utiliser ce type d’enquêtes pour répondre aux abus".

Il a aussi estimé que le procès de l’ancien dirigeant tchadien Hissène Habré au Sénégal était un moment important pour la justice africaine.

Le Secrétaire général de l’ONU s’est dit préoccupé par l’incapacité des dirigeants au Soudan du Sud à respecter l’échéance fixée pour former un gouvernement de transition.

S’agissant du Burundi, il a salué la proposition de l’Union africaine de déployer des observateurs des droits de l’homme et d’établir une mission de protection et de prévention.

Le chef de l’ONU a également rappelé que 17 pays africains allaient organiser des élections en 2016.

"Les dirigeants ne devraient jamais utiliser des changements constitutionnels non démocratiques et des vides juridiques pour s’accrocher au pouvoir. Nous avons tous vu les conséquences tragiques quand ils le font", a-t-il dit, saluant les dirigeants qui se sont engagés à quitter le pouvoir et à respecter les limites constitutionnelles de leur mandat. "J’appelle tout le monde à suivre leur exemple", a-t-il ajouté.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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11/12/2017
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