Violences sexuelles en RDC: les victimes et les témoins «ont besoin d'être protégés»

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Campagne de l’UNFPA pour les femmes victimes de violences sexuelles en RDC, Kinshasa (Photo: MONUSCO/Myriam Asman)

Le principal défi pour lutter contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC) est de protéger les victimes qui portent plaintes et leurs témoins. C'est le constat des experts nationaux et internationaux qui se sont réunis ces deux derniers jours en conférence à Kinshasa, pour discuter du problème.

«Il y a des efforts [à faire], notamment les poursuites judiciaires contre les présumés auteurs», reconnaît le Directeur de l'équipe des experts de Nations Unies sur les violences sexuelles, Innocent Balemba Zahinda.

Ses collègues et lui constatent cependant que les victimes ne sont pas suffisamment protégées par les autorités congolaises lorsqu'elles portent plainte, tout comme les témoins et les professionnels impliqués dans le processus judiciaire.

«Les avocats des parties, les médecins et d'autres qui apportent une assistance judiciaire ont besoin d'être protégés», affirme M. Balemba Zahinda.

Cette conférence a été organisée par le bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelle en période de conflits, Zainab Hawa Bangura, en collaboration avec la MONUSCO, la Mission de l'ONU déployée dans le pays.

(Extrait sonore : Innocent Balemba Zahinda, Directeur de l'équipe des experts de Nations Unies sur les violences sexuelles)

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16/10/2017
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