USA: le HCR s'inquiète de l'impact de la « rhétorique » de la campagne présidentielle sur la relocalisation de réfugiés

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Melissa Fleming, porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés s'inquiète de la rhétorique utilisée dans la campagne présidentielle américaine et de son impact sur son programme de relocalisation de réfugiés syriens aux États-Unis.

Lors du briefing de Genève, Melissa Fleming, porte-parole du HCR, a répondu à une question sur les récentes déclarations d'un candidat à la présidentielle qui veut interdire l'entrée des musulmans sur le territoire des États-Unis.

Melissa Fleming a souligné que la vie des réfugiés sélectionnés pour se rétablir dans ce pays est examinée de près, et qu'il faut compter en moyenne deux ans pour passer toutes les étapes de sélection des différentes agences du système américain avant d'être admis aux États-Unis.

Elle a affirmé que ce serait déplorable si on mettait un terme au à la relocalisation de réfugiés au moment même où l'action mondiale doit s'intensifier. Elle a souligné que le programme de réfugiés du HCR ne se préoccupe pas de la religion, et sélectionne les personnes qui sont le plus dans le besoin.

La porte-parole du HCR a aussi souligné que les États-Unis sont le plus important pays de relocalisation au monde, et qu'ils accueillent donc plus de réfugiés chaque année que n'importe quel autre pays.

« Cela a été une bénédiction pour les personnes à qui on a donné l'occasion de recommencer leur vie aux États-Unis, a affirmé Melissa Fleming. Mais cela envoie aussi un signal que c'est une façon très importante pour les pays riches de contribuer à partager la responsabilité d'accueillir et de protéger les réfugiés ».

(Extrait sonore : Melissa Fleming, porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés)

 

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20/10/2017
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