UNICEF : plus de 16 millions de bébés nés dans des zones de conflit comme en Syrie ou en Centrafrique

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Une jeune maman et son bébé à Malakal, l’une des villes touchée par le conflit meurtrier au Soudan du Sud (Photo: UNICEF)

« Toutes les deux secondes, un nouveau-né prend son premier souffle en plein conflit ». Selon ce nouveau rapport de l'UNICEF, à l'image des enfants de la vieille ville de Homs en Syrie ou de Bambari en République Centrafricaine, plus de 16 millions de bébés sont nés en 2015 dans des zones de conflit. Ce qui représente une naissance sur huit dans le monde. Un chiffre qui souligne la vulnérabilité de plus en plus d'enfants.

Dans les pays touchés par un conflit, comme la République centrafricaine, le Soudan du Sud, la Syrie, l'Afghanistan, l'Iraq, et le Yémen, où lors de périples dangereux pour échapper aux combats, les nouveau-nés et leurs mères affrontent d'énormes risques. Ces dangers se traduisent aussi par des accouchements ans assistance médicale « dans des conditions d'hygiène déplorables ». « Ces enfants ont une probabilité plus grande de mourir avant l'âge de 5 ans et de vivre dans des conditions de stress extrême – dit « toxique » qui peuvent entraver leur développement psychologique et cognitif à long terme.

Outre les conflits, la pauvreté, le changement climatique et l'absence de perspectives rendent les enfants de plus en plus vulnérables et ont forcé des millions d'entre eux à se lancer dans des périples dangereux, loin de leurs foyers. Plus de 250 millions d'enfants – soit un sur neuf – vivent dans des pays ou des régions en proie à un conflit. Leur santé, leur éducation et leur bien-être sont gravement compromis.

Par ailleurs, les enfants représentent la moitié des personnes vivant dans une pauvreté extrême bien qu'ils ne représentent qu'un tiers environ de la population mondiale.

Dans ces conditions, l'UNICEF note qu'après une année marquée par des accords mondiaux historiques, la communauté internationale doit traduire ses promesses en actes pour les enfants les plus vulnérables en 2016. « Si nous remédions aux raisons pour lesquelles tant de familles ressentent le besoin de se déraciner, et de déraciner leurs enfants – en résolvant les conflits, en luttant contre le changement climatique, en élargissant les possibilités de chacun – nous pouvons faire de 2016 une année d’espoir pour des millions de personnes – et non une année de désespoir», conclut le Directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake.

(Extrait sonore : Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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