Libye : l'ONU poursuit ses efforts pour obtenir la signature de l'accord de paix

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Martin Kobler, Représentant spécial des Nations Unies, chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL). Photo : ONU/Loey Felipe

A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en Libye, le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Martin Kobler, a indiqué vendredi que l’ONU poursuivait ses efforts pour obtenir la signature de l’accord de paix négocié sous l’égide de l’Organisation.

« Je ne me fais aucune illusion sur les difficultés auxquelles nous sommes confrontés en Libye. Les deux institutions au centre du conflit politique en Libye commencent à montrer des signes dangereux de fragmentation interne », a dit M. Kobler lors d’un exposé devant les membres du Conseil.

« Face à l’incapacité de la Chambre des Représentants et du Congrès national général à arriver à une approbation formelle des conclusions du dialogue politique libyen, j’ai organisé une nouvelle session du dialogue politique libyen pour discuter comment faire avancer les choses », a-t-il ajouté.

M. Kobler a indiqué que cette session de deux jours à Tunis, qui s’est achevée ce vendredi, a convenu qu’un règlement politique devait être fondé sur l’Accord politique libyen négocié dans le cadre du dialogue politique sous l’égide de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL). La session a également convenu que cet accord ne pourrait pas être rouvert, même si certaines parties prenantes ont des préoccupations légitimes concernant certains aspects de ce texte.

Enfin, les participants du dialogue politique libyen ont décidé de faire du 16 décembre la date-butoir pour la signature de l’accord.

« La Libye est dans une course contre la montre », a souligné le Représentant spécial.

M. Kobler a indiqué que, depuis sa prise de fonction il y a quelques semaines, il avait eu des consultations avec les pays voisins de la Libye, ainsi qu’avec la France, l’Italie, le Qatar, la Turquie et les Emirats arabes unis.

« Dans tous ces pays, il y a un sentiment croissant d’inquiétude concernant les risques d’une contagion de la menace terroriste de la Libye vers les pays voisins », a-t-il dit.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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