Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies pour Abyei

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Un Casque bleu de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA). Photo: IRIN/Hannah McNeish

Profondément préoccupé par l’absence d’état de droit à Abyei et le report systématique du règlement de son statut, le Conseil de sécurité a prorogé mardi le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) jusqu’au 15 mai 2016. Il a, en outre, décidé de maintenir les effectifs autorisés antérieurement et qui sont déjà déployés.

En adoptant à l’unanimité de ses membres la résolution 2251 (2015), les membres du Conseil demandent au Soudan et au Soudan du Sud de mettre en place l’Administration et le Conseil de la zone d’Abyei et de renforcer la confiance entre les différentes communautés de la zone. Ils demandent, en particulier, une réunion entre les chefs traditionnels des Ngok Dinka et des Misseriya et exhortent ces deux communautés à faire preuve de la plus grande retenue.

De son côté, la Mission devra poursuivre son dialogue avec les Ngok Dinka et les Misseriya, ainsi qu’avec le Comité mixte de contrôle d’Abyei, en vue notamment d’éliminer les armes lourdes ou collectives et lance-roquettes. La zone d’Abyei doit être démilitarisée, rappelle le Conseil qui demande aux forces du Soudan et du Soudan du Sud de ne pas y pénétrer ou de s’en retirer.

Le Conseil rappelle également que, pour s’acquitter de son mandat de protection des civils, la Mission peut prendre « les mesures nécessaires pour protéger les civils sous la menace imminente d’actes de violence physique, quels qu’en soient les auteurs ». Elle peut en outre procéder à la destruction des armes dans la zone d’Abyei.

Le Conseil demande au Soudan et au Soudan du Sud de garantir la libre circulation du personnel de la FISNUA et de délivrer rapidement des visas au personnel des Nations Unies, y compris le personnel humanitaire. Dans le préambule de la présente résolution, le Conseil précise que 89.000 personnes reçoivent une assistance humanitaire à Abyei. Il demande également la fin de toutes violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Enfin, le Conseil se dit prêt à réviser le mandat de la FISNUA, après l’examen des actions prises par le Soudan et le Soudan du Sud en vue du retrait des forces de la zone frontalière démilitarisée, de la mise en œuvre opérationnelle complète du Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière et de l’achèvement de la démilitarisation de la zone d’Abyei.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/10/2017
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