HCR : Les migrations dans le golfe du Bengale sont gérables si les pays de la région travaillent ensemble

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Le centre de détention pour immigrants illégaux de Makassar, sur l'île indonésienne de Sulawesi, est l'un des 13 centres du pays où sont retenus des migrants et des demandeurs d'asile, dont des femmes et des enfants. Photo: IRIN/Kristy Siegfried

Les migrations par voie maritime dans le golfe du Bengale peuvent être gérées à condition que les pays concernés travaillent ensemble dans ce but et se dotent d’un plan d’action commun, ont affirmé vendredi les représentants de plus de vingt pays de la région et d’organisations internationales réunis à Bangkok.

Selon un communiqué du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), cette seconde réunion spéciale sur les migrations illégales dans l’océan Indien visait à améliorer la préparation des Etats et des organisations concernés à de futurs mouvements migratoires. La première réunion avait eu lieu en mai, après que quelque 5.000 Rohingyas et Bangladais venus du Myanmar avaient été autorisés à débarquer dans plusieurs pays de la région après plusieurs semaines en mer.

« Avec 60 millions de personnes déplacées actuellement dans le monde, chiffre sans précédent, il est clair que les déplacements forcés sont devenus un phénomène mondial qu’aucun pays ne peut résoudre à lui seul », a déclaré Volker Türk, Haut-commissaire adjoint pour la protection. « Les nombres que nous voyons aujourd’hui dans cette région peuvent être gérés et nous nous félicitons de l’existence d’une approche régionale » du problème, a-t-il ajouté.

Lors de la réunion, le HCR, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont fait circuler un document offrant aux pays concernés des directives concernant les premières mesures à prendre dès que le mouvement de migration reprendra dans la région.

Ce document souligne la nécessité d’efforts coordonnés de recherche et de secours en mer et recommande la désignation de sites de débarquement et une harmonisation des procédures d’accueil et d’octroi de séjour. Il souligne aussi l’importance de procédures efficaces d’identification afin de déterminer quelles personnes ont besoin d’une protection internationale, ainsi que les personnes vulnérables comme les femmes, les enfants et les victimes de la traite.

Environ 95.000 personnes ont entrepris la dangereuse traversée du golfe du Bengale depuis 2014. Plus de 1.100 ont péri en mer et des centaines d’autres ont été retrouvées à terre, ensevelies dans des fosses communes.

(Mise en perspective : Jean-Paul Honegger)

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15/12/2017
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