Dialogue du HCR à Genève : des causes profondes des déplacements forcés

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Un jeune sud-soudanais assis au Centre de réception de Dzaipi au Nord de l’Ouganda (Photo: UNHCR/F. NOy).

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a entamé, ce mercredi à Genève, son huitième Dialogue sur les défis de protection. Cette année, l’objectif est de mieux comprendre les causes profondes des déplacements, qu’elles soient nouvelles ou déjà connues, et qui détermineront la voie à suivre en matière de prévention, de gestion et de résolution. Et le Haut-Commissaire Antonio Guterres était porteur d'un message offensif sur l’ampleur des déplacements dans le monde.

 

Lors de ce dialogue sur les défis de la protection, le Chef du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a longuement insisté sur le niveau historique de déplacements forcés atteint présentement. Antonio Guterres a souligné qu’il y a aujourd’hui dans le monde plus de 60 millions de réfugiés, de demandeurs d’asile et de déplacés internes. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter et qui témoigne du nombre de personnes déracinées par les conflits, les persécutions ou les conséquences de catastrophes naturelles et du changement climatique.

Antonio Guterres : « Notre monde d'aujourd'hui est à la croisée des chemins. D'un point de vue humanitaire, à ce point défini par deux méga problèmes. Une multiplication apparemment incontrôlable de conflits violents, un climat d'insécurité mondiale, et les effets accrus et généralisés du changement climatique et des catastrophes naturelles qui d'ores et déjà définissent notre présent et façonneront encore plus notre avenir ».

Selon le HCR,  les guerres sont à l’origine d’un nombre sans précédent de personnes fuyant leurs foyers dans le monde.  Des conflits qui se propagent d’une manière imprévisible, devenant de plus en plus complexes, surtout avec l'implication d'acteurs non étatiques. C'est pourquoi, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés rappelle la vulnérabilité des enfants même quand ils se réfugient dans des camps.

Leila Zerrougui : « On a vu le recrutement d'enfants, de violence sexuelle, les mariages précoces. C'est quelque chose qui fait beaucoup peur aux familles. Je dirai pas de perspectives pour le futur, plus de mouvements et le conflit va continuer ».

Lors des débats, il est apparu clairement que si les conflits armés continuent d’être le plus grand facteur de déplacement, les solutions doivent être politiques.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, avec des extraits sonores d'Antonio Guterres, Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés ; et Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés)

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14/12/2017
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