COP21/PARIS : Adoption d'un « accord historique » sur le climat

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De gauche à droite, le Président français, François Hollonde, le Président de la COP21 et Ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, et le Secrétaire général, Ban Ki-moon, le 12 décembre à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. (Photo : UNFCCC)

Après deux semaines de travaux, les 195 parties à la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) ont adopté samedi, en fin d’après-midi, à Paris, un accord sur le climat.  Le texte adopté au Bourget prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en deçà de 2 degrés Celsius » et de « s’efforcer de le limiter à 1,5 degré Celsius ». Un bilan est prévu tous les cinq ans.

Auparavant, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait exhorté les gouvernements à "finir le travail" et parvenir à un accord "historique" sur le climat, lors de la présentation du texte final samedi matin par le président de la conférence, le Ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius.

"Je voudrais saisir cette occasion pour saluer tous les chefs d’Etat, les ministres et négociateurs dont la résolution, l’abnégation et la clairvoyance nous ont permis d’aller si loin dans ces négociations difficiles », a déclaré le Secrétaire général juste avant la remise du texte de l’accord.

Ban Ki-moon s’exprimait devant le «Comité de Paris,» qui supervise les négociations, en présence de Laurent Fabius et du Président français François Hollande.

« Nous ne sommes plus loin du but. Faisons tout maintenant pour y arriver. Le monde entier attend. Des milliards de personnes comptent sur votre sagesse », a dit le chef de l’ONU.

« Les solutions aux changements climatiques sont là. A nous de nous en saisir. Ayons-en le courage », a-t-il ajouté.

Le projet d’accord soumis à l’adoption est « différencié, juste, durable, dynamique équilibré et juridiquement contraignant », avait indiqué le président de la COP21, Laurent Fabius.  Selon le chef de la diplomatie française, l’accord contient aussi les moyens nécessaires pour permettre « l’accès de tous au développement durable ».

Ce texte « servira les grandes causes, la sécurité et la production alimentaire, la santé publique, la lutte contre la pauvreté et les droits essentiel, et donc au bout du compte la paix », a-t-il poursuivi.

Pour lui, si le texte n’était pas adopté « la crédibilité du multilatéralisme serait en jeu.»

«Cet accord va servir les citoyens du monde, nos concitoyens, nos enfants, ne le comprendraient pas et ne nous le pardonneraient pas,» a–t-il estimé.

Très ému, le président de la COP a évoqué les ministres négociateurs et militants qui ont travaillé depuis des années sur la préparation de cet accord et qui « ne sont pas là aujourd’hui ».

« Il est rare dans une vie d’avoir l’occasion de changer le monde. Vous avez l’occasion de changer le monde », a lancé le Président français à l’adresse des représentants des Etats.

A noter que de nombreuses personnalités et responsables internationaux ont réagi favarablement à l’adoption de l’Accord de Paris, notamment le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Mögens Lykketoft et Irina Bokova, la Directrice général de l’UNESCO.

L'Accord sur le changement climatique conclu ce samedi au Bourget sera ouvert à la signature à partir du 22 avril 2016.

(Mise en perspective : Jérôme Longué, avec des extraits sonores des allocutions finales du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et du Président de la COP21, Laurent Fabius)

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11/12/2017
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