COP 21 : Ban Ki-moon exhorte les États à adopter un accord sur le climat

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Le Secrétaire général, Ban Ki-moon (gauche), la Ministre française de l'environnement Ségolène Royal, et le Président français François Hollande (gauche) à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. (Photo : UNFCCC)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté les gouvernements à "finir le travail" et parvenir à un accord "historique" sur le climat, lors de la présentation du texte final samedi matin par le président de la conférence, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

"Je voudrais saisir cette occasion pour saluer tous chefs d’Etats, les ministres et négociateurs dont la résolution, l’abnégation et la clairvoyance qui nous ont permis d’aller si loin dans ces négociations difficiles,» a déclaré le Secrétaire général juste avant la remise du texte de l’accord.

Ce texte sera soumis aux 196 parties pour adoption samedi après-midi.

Ban Ki-moon s’exprimait devant le «Comité de Paris,» qui supervise les négociations, en présence de Laurent Fabius et du Président français François Hollande.

«Nous ne sommes plus loin du but. Faisons tout maintenant pour y arriver. Le monde entier attend. Des milliards de personnes comptent sur votre sagesse,» a dit le chef de l’ONU.

«Les solutions aux changements climatiques sont là. A nous de nous en saisir. Ayons-en le courage,» a-t-il ajouté.

Le projet d’accord qui sera soumis à l’adoption est « différencié, juste, durable, dynamique équilibré et juridiquement contraignant », a indiqué le président de la COP, Laurent Fabius.

Ce texte prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en deçà de 2 degrés » et de « s’efforcer de le limiter à 1,5 degrés ». Un bilan est également prévu tous les cinq ans. Selon M. Fabius, l’accord contient aussi les moyens nécessaires pour permettre « l’accès de tous au développement durable ».

Ce texte « servira les grandes causes, la sécurité et la production alimentaire, la santé publique, la lutte contre la pauvreté et les droits essentiel, et donc au bout du compte la paix », a-t-il poursuivi.

Pour lui, si le texte n’était pas adopté « la crédibilité du multilatéralisme serait en jeu.»

«Cet accord va servir les citoyens du monde, nos concitoyens, nos enfants, ne le comprendraient pas et ne nous le pardonneraient pas,» a –t-il estimé.

Très ému, le président de la COP a évoqué les ministres négociateurs et militants qui ont travaillé depuis des années sur la préparation de cet accord et qui «ne sont pas là aujourd’hui».

«Il est rare dans une vie d’avoir l’occasion de changer le monde. Vous avez l’occasion de changer le monde,» a lancé le Président français à l’adresse des représentants des États.

(Extrait sonore Laurent Fabius, président de la COP21)

 

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20/10/2017
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