Ban Ki-moon invite à redoubler les efforts pour assécher les sources de financement du terrorisme

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Une réunion du Conseil de sécurité sur les menaces posées par les actes de terrorisme à la paix et à la sécurité internationale. Photo: ONU/Devra Berkowitz

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé jeudi les Etats membres à redoubler d’efforts, individuellement et collectivement, afin d’assécher les sources de financement du terrorisme.

« Alors que Daech et d’autres groupes terroristes disséminent leur propagande haineuse et multiplient les attentats meurtriers, nous devons joindre nos forces pour les empêcher d’acquérir et de déployer des ressources pour infliger davantage de souffrances », a déclaré M. Ban lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur ce thème au niveau des ministres des Finances – une première dans l’histoire de l’ONU.

Aujourd’hui, a-t-il ajouté, « Daech gère une économie de plusieurs millions de dollars dans les territoires qu’il contrôle. Les terroristes de Daech lèvent des fonds grâce à la vente de pétrole, à des convois d’argent non détectés, à des enlèvements contre rançon, à la traite d’êtres humains, au trafic d’armes et à diverses formes d’extorsion ».

« Ils pillent et vendent des biens culturels précieux, tirant profit de manière honteuse de la destruction du patrimoine commun de l’humanité », a-t-il dit. « D’autres organisations terroristes dans le monde, de Boko Haram à Al-Shabaab et aux talibans, les imitent ».

M. Ban a déploré que de nombreux Etats dans le monde « n’aient pas encore créé les régimes juridiques, les institutions et les expertises nécessaires pour identifier et geler les finances et les biens des groupes terroristes ».

La mise en œuvre de résolutions clés du Conseil de sécurité sur ce sujet demeure faible dans de nombreuses régions du monde, a-t-il regretté.

Le Secrétaire général a recommandé le renforcement de la coopération internationale et le partage des informations et du savoir-faire, en particulier dans le domaine de la lutte contre le transfert illégal et la vente d’objets culturels.

Il a indiqué son intention de développer les structures et mécanismes de l’ONU compétents en matière de lutte contre le financement du terrorisme et a plaidé pour une coopération plus étroite des Etats et de ces mécanismes avec le secteur privé et avec les organisations caritatives afin d’identifier les transactions suspectes et d’investir dans des sytèmes de gestion crédibles afin de bloquer les fonds terroristes.

Mais il a aussi mis en garde contre les risques de dérive et appelé les Etats membres à s’assurer qu’en luttant contre le financement du terrorisme, ils ne causent pas de tort aux migrants et aux réfugiés et à leurs pays d’origine. L’an dernier, a-t-il rappelé, « les pays en développement ont reçu plus de 400 milliards de dollars en transferts de fonds de la part de migrants vivant à l’étranger, soit plus de trois fois le montant de l’aide officielle au développement ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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