Syrie : l'ONU se réjouit du cycle de négociation internationale qui aura lieu ce week-end à Vienne

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L'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura informe la presse des derniers dévloppements dans le pays. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

Décidé à appuyer le nouvel élan diplomatique en faveur d’un règlement politique au conflit syrien, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour ce pays, Staffan de Mistura, a déclaré que l’ONU était prête à soutenir toute décision prise lors du prochain cycle de négociation internationale, qui aura lieu ce week-end à Vienne, en Autriche.

« Mon principal but était de veiller à ce que le Conseil de sécurité soit bien informé sur ce qui se passera à Vienne », a déclaré M. de Mistura lors d’une conférence de presse mardi soir au siège de l’ONU à New York, peu après s’être entretenu avec les 15 membres sur le nouveau cycle de pourparlers de haut niveau prévu ce week-end dans la capitale autrichienne, sous l’égide de la Fédération de Russie et des États-Unis.

Depuis début mai 2015, M. de Mistura a mené individuellement une série de consultations informelles avec les parties prenantes au conflit syrien afin de trouver un consensus sur la manière d’avancer sur la voie de négociations formelles, conformément au Communiqué de Genève, cet accord adopté par les parties il y a trois ans sur les principes de la transition en Syrie.

Les résultats des premières discussions concernant le nouveau cycle de pourparlers, entamées il y a deux semaines, avaient été accueillis favorablement par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui s’était félicité de ce pas dans la bonne direction.

« En ce qui nous concerne, l’ONU est prête à soutenir toute décision qui sera prise à Vienne », a déclaré l’Envoyé spécial, tout en précisant que les participants aux pourparlers seront divisés en trois groupes de discussion thématiques qui se pencheront séparément sur le terrorisme, l’opposition au gouvernement et les questions humanitaires.

Soulignant que l’élan généré par ces pourparlers de Vienne doit se poursuivre, M. de Mistura a déclaré : « Pensez au point où nous en étions il y a quelques mois. Nous n’aurions jamais imaginé avoir d’un côté la Fédération de Russie et les [États-Unis] assis à la même table des négociations, et de l’autre l’Arabie saoudite et l’Iran, ainsi que d’autres pays ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/10/2017
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