Semaine Genevoise pour la paix : le combat inlassable du cinéaste Jeremy Gilley pour la paix

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Jusqu'à samedi prochain, l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG), en partenariat avec la Geneva Pacebuilding Platform, organisent la Semaine genevoise pour la Paix. Ce rendez-vous est ponctué d’événements publics, avec un seul message : chaque personne et chaque institution a un rôle important à jouer dans la promotion de la paix et la résolution des conflits. C'est dans ce contexte que Ciné ONU a projeté, hier mercredi 18 novembre à Genève, le film de Jeremy Gilley, The Day after peace. Un documentaire qui retrace les efforts inlassables sur dix ans du cinéaste britannique en vue d'établir une Journée internationale de la paix dans le monde.

C'est le parcours d'un homme. Celui d'un réalisateur britannique qui se bat au quotidien pour promouvoir la paix dans le monde. C'est le combat d'un individu qui a cru et se bat encore pour prêcher un message de paix.

Jérémy Gilley est à la tête de Peace One Day, une organisation non gouvernementale à l'origine de l'instauration de la Journée de la paix dans le monde. C'est naturellement donc qu'il est venu sur les bords du Lac Léman renouveler ce message à l'occasion de la Semaine de la paix de Genève co-organisée par l'Office des Nations Unies à Genève et la Geneva Peacebuilding Platform.  A cette occasion, Jérémy Gilley a projeté son documentaire The day after peace. Un film qui retrace son combat au quotidien et le doute qui a accompagné les débuts du projet.

En témoigne, cet extrait qui montre le réalisateur britannique avec un jeune burundais. « On remarque que les journées de l'enfant africain par exemple qui ne changent rien sur la situation de l'enfant africain. Est-ce que vous ne voyez pas que cette journée sera comme d'autres journées qui n'apportent rien de positif ».

Mais Jeremy Gilley n'est pas seulement un idéaliste. Il ne renonce pas. La conclusion étonnante du film nous montre Jeremy Gilley et le célèbre acteur Jude Law en Afghanistan, se lancer dans une vaste campagne de vaccination contre la polio lors de la Journée de la paix. Est-ce que la paix l’emportera ? Des vies seront-elles épargnées ? Les deux britanniques ont-ils réussi à convaincre les talibans ? La réponse est que ce film est un témoignage émouvant de l'obstination de l’esprit humain. Et surtout du pouvoir et de la détermination d'un individu.

Jeremy Gilley espère surtout qu'après avoir vu ce film, les gens retiennent ce message du combat à mener et du courage pour faire la paix».  Finalement, c'est un film et un combat qui entendent dénoncer l'absurdité de la violence.

Présent lors de la projection du documentaire, le Directeur général du Bureau de l'ONU à Genève pense qu'au-delà Jeremy Gilley, tout le monde a une responsabilité dans ce combat pour la paix. Michael Moller. « C'est un exemple extraordinaire d'une prise de responsabilité personnelle de Jeremy Gilley qui a œuvré pendant des années pour établir cette journée internationale de la paix. Il y est arrivé.  Chaque année, il y a de plus en plus de personnes qui suivent cette journée-là, qui baissent leurs armes. Et pendant une journée au moins, on a une diminution considérable de la violence.

Tout le monde a une responsabilité d'œuvrer pour la paix. Ce n'est pas juste le domaine ou la chasse gardée des Nations Unies. C'est la responsabilité de chacun d'entre nous : Tous les sept milliards d'individus sur cette planète sont responsables pour la paix. Et il faut juste se rappeler que la paix, c'est plus que juste l'absence de la guerre. C'est le développement, ce sont les droits de l'homme, ce sont tous ces éléments qui font une vie humaine ».

Et finalement à la fin de la projection de ce documentaire à Ciné ONU Genève, les nombreux spectateurs ont eu le sentiment que la paix est l'œuvre de tous.  Et selon le journaliste El Hadj Gorgui Ndoye, la Journée de la Paix a agi comme un catalyseur.

« C'est un très bon film que nous avons vu, fait remarquer le correspondant de plusieurs médias sénégalais au Palais des Nations. Je pense plutôt à cette force que Jeremy Gilley a eue malgré les difficultés de continuer son travail et de dire que la paix doit avoir lieu. Aujourd'hui, nous tous, profitons de cette journée internationale pour la paix. Et je pense que l'Afrique en a plus que besoin parce qu'on sait que 80% des résolutions qui sont votées au niveau du Conseil de sécurité concernent l'Afrique. Si aujourd'hui, on arrive effectivement à comprendre son message et aussi de faire de sorte que les populations du monde, notamment africaines, puissent en faire leur propre affaire, je pense que demain, nous pourrons tous sans utopie aucune dire que nous avons fait un pas pour la paix ».

Dans l'agenda de Jeremy Gilley pour les prochains mois, figure sa campagne africaine dans la région des Grands Lacs, avec l'espoir d'avoir la même réussite en République Démocratique du Congo que lors du cessez ayant abouti à la campagne de la polio en Afghanistan.

(Reportage d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonore du Réalisateur Jeremy Gilley ; Michael Moller, Directeur général du Bureau de l'ONU à Genève ; et El Hadj Gorgui Ndoye, journaliste)

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18/10/2017
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