RDC: 7 manifestations de l'opposition interdites ou réprimées en septembre, selon l'ONU

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José Maria Aranaz, directeur du bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l'homme (BCNUDH). Crédit photo : Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) dit avoir noté une application discriminatoire des lois à l'endroit de l'opposition et de la société civile. Dans son rapport mensuel d'octobre, il fait état de 7 manifestations de l'opposition interdites par les autorités locales ou réprimées brutalement par les forces de sécurité alors qu'au moins 11 manifestations de soutien à la majorité se sont déroulées sans aucune obstruction.

Le BCNUDH regrette la différence de standards appliqués à la liberté de réunion et de manifestation pacifique en fonction de l'appartenance politique.

En octobre, les Nations unies ont recensé 407 violations des droits de l'homme dont 21 cas liés au processus électoral. Ce qui représente une baisse par rapport au mois de septembre au cours duquel 503 violations des droits de l'homme ont été documentées sur le territoire congolais.

Selon le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme, José Maria Aranaz, la majorité de ces violations des droits de l'homme ont été commises par des agents des services de l'Etat.

«Parmi les agents étatiques, les forces armées ont commis la majorité des violations des droits de l'homme documentées, suivies par la PNC et l'ANR. Parmi les groupes armés qui ont commis 41% des violations des droits de l'homme documentées. [On compte] les FRPI, responsables de la majorité des violations, suivies par les FDLR et la LRA», a-t-il détaillé.

(Extrait sonore : José Maria Aranaz, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC; propos recueillis par Radio Okapi)

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16/10/2017
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