OMS : Une action conjointe doit être élaborée pour améliorer l'accès aux soins de santé pour les réfugiés en Europe

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Des migrants et des réfugiés en provenance de divers pays arrivent par train spécial à Berlin, en Allemagne. Photo: UNICEF/Ashley Gilbertson VII

Alors que l’Europe fait face à un afflux sans précédent de réfugiés et de migrants, une réunion de haut niveau de deux jours organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est ouverte lundi à Rome pour discuter de la santé de ces réfugiés et migrants.

Les participants à la réunion, dont des ministres de la santé, doivent examiner comment les pays et les organisations partenaires peuvent améliorer les soins de santé et la couverture sanitaire des réfugiés et des migrants, a précisé l’OMS.

En 2015, quelque 2 millions de réfugiés et migrants ont trouvé refuge en Turquie, venant s’ajouter aux plus de 700.000 personnes qui sont entrées dans d’autres pays européens. Près de 5% d’entre eux ont besoin d’une assistance médicale et souffrent de problèmes de santé divers (blessures accidentelles, hypothermie, brûlures, événements cardiovasculaires, complications liées à la grossesse et à l’accouchement, diabète, hypertension, etc.). Certains facteurs tels que le déplacement massif des populations, la pénurie d’eau, ainsi que le manque d’abri et d’installations sanitaires adéquats, augmentent les risques de maladies transmissibles.

Pour réagir correctement au défi posé par les personnes déplacées, les systèmes de santé doivent disposer de capacités suffisantes, avec des données épidémiologiques fiables et des renseignements concernant les mouvements migratoires, une planification minutieuse, une formation et, par-dessus tout, le respect des principes d’équité, de solidarité et des droits de l’homme.

En raison du risque accru de maladies transmissibles, les participants à la réunion doivent discuter du thème de la vaccination. Les recommandations conjointes du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et de l’OMS stipulent que les demandeurs d’asile et les migrants doivent être vaccinés dans les plus brefs délais, conformément aux calendriers nationaux de vaccination des pays où ils sont susceptibles de séjourner plus d’une semaine.

Au regard des récentes flambées épidémiques de rougeole en Europe, les pays doivent accorder la priorité à la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ainsi que contre la poliomyélite, selon ces trois agences onusiennes.

De nombreux pays, en particulier ceux situés aux avant-postes des importants mouvements migratoires, ont déjà entrepris des campagnes de vaccination pour les nouveaux arrivants.

L’OMS a salué ces efforts mais a noté que les réfugiés et migrants doivent faire face à un accès limité aux services de santé, en raison de leur coût élevé, du manque d’informations ainsi que des barrières administratives, culturelles ou linguistiques.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

 

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20/10/2017
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