L'ONU appelle à lutter contre l'impunité des crimes commis contre des journalistes

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Un panneau dans les locaux de Radio Shabelle, à Mogadishu. De nombreux journalistes somaliens ont été la cible d’assassinats. Photo: ONU/Tobin Jones

Tous les cinq jours, un journaliste est tué en raison seulement du fait qu'il faisait son travail. Une situation vivement dénoncée par l'ONU qui appelle à briser le cercle vicieux des crimes contre des professionnels des médias à l'occasion de la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes qui est célébrée lundi.

Au cours des dix dernières années plus de 700 journalistes ont trouvé la mort pour la simple raison qu'ils faisaient leur travail. Seulement 7 % de ces cas sont élucidés, et moins d'un sur 10 de ces crimes fait l'objet d'une enquête en bonne et due forme. Une situation que dénoncent le Secrétaire général, Ban Ki-moon et Irina Bokova, la Directrice générale de l'UNESCO.

Rien que cette année, la Directrice générale de l'UNESCO a condamné l'assassinat de 70 professionnels des médias. Dans une déclaration, Irina Bokova a d'ailleurs fustigé l'impunité quasi totale dont jouissent les auteurs de crimes contre les journalistes.

Sans oublier que le cycle de l'impunité s'étend au-delà des assassinats. Des journalistes sont quotidiennement victimes d'agressions non mortelles, y compris la torture, la disparition forcée, la détention arbitraire, l'intimidation et le harcèlement, que ce soit en situation de conflit ou non.

Dans un tel climat d'impunité, le Secrétaire général constate que les journalistes ont de plus en plus peur et que certains gouvernements n'ont aucun mal à exercer leur censure. Ban Ki-moon appelle donc à redoubler d'efforts pour faire en sorte que les journalistes puissent exercer leur métier en toute liberté, et ne pas avoir à s'autocensurer parce qu'ils craignent pour leur vie.

(Mise en perspective : Jean-Paul Honegger)

 

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20/10/2017
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