La peine de mort n’est pas seulement une pratique barbare, elle est aussi inefficace, selon l’ONU

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Ivan Šimonović, Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme présente le livre (Photo ONU / Evan Schneider)

Lancement ce 5 novembre au Siège de l’ONU à New York, du livre « Abandonner la peine de mort : arguments, tendances et perspectives ». Un ouvrage réalisé par les Nations Unies et présenté par Ivan Šimonović, le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme lors d'une conférence de presse. « On peut bien se demander pourquoi l'ONU publie son énième ouvrage sur la peine de mort, » a lancé Ivan Šimonović devant des journalistes. Tout simplement, a-t-il précisé, parce que la punition capitale est encore pratiquée de nos jours. Près de 160 États sur les 193 États Membres que comptent les Nations Unies ont aboli la peine de mort en toutes circonstances ou n'ont pas recouru à la peine de mort au cours des dix dernières années. Pourtant, une trentaine d'États continuent d'appliquer la peine capitale, malgré l'absence de preuves concluantes que la peine de mort à un effet dissuasif.

Ivan Šimonović a souligné l'existence d'une claire corrélation entre la peine de mort et la discrimination. En effet, la majeure partie des personnes exécutées sont pauvres, appartiennent à des minorités, sont des handicapés mentaux ou sont simplement désavantagées sur le plan social. Le Sous-Secrétaire général a d'ailleurs exprimé son espoir de voir les États Membres adopter un moratoire sur la peine de mort.

(Mise en perspective : Jean-Paul Honegger)

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20/10/2017
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