Journée mondiale de la pneumonie: une maladie qui peut être vaincue

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Neema. une jeune Kenyane a surmonté une pneumonie. Photo: OMS

Le 12 novembre marque la Journée mondiale de la pneumonie dont le thème cette année est « Push the Pace. Fight Pneumonia. » ou « Accélérer le rythme. Lutter contre la pneumonie ». Le but de la journée est de sensibiliser et de plaidoyer dans la lutte contre la pneumonie et d'autres maladies infantiles. En effet, la pneumonie est la principale cause de décès chez les enfants. Elle affecte les enfants et les familles partout dans le monde, surtout dans les régions de l'Asie du Sud et de l'Afrique subsaharienne où des inégalités d'accès aux vaccins et aux médicaments existent toujours.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la pneumonie « comme une infection respiratoire aiguë affectant les poumons (…) qui rend la respiration douloureuse et limite l'absorption d'oxygène ». La pneumonie est causée par un certain nombre d'agents infectieux, bactéries, virus ou champignons et elle peut se transmettre de différentes manières, notamment par voie aérienne ou par voie sanguine.

En 2015, la pneumonie a tué plus de 900.000 enfants de moins de 5 ans, représentant 15% du nombre total de décès d'enfants. Toutefois, lors d'une interview à la Radio des Nations Unies, Fadela Chaib, porte-parole de l'OMS a affirmé que, « c'est vraiment une maladie que l'on peut prévenir et réduire si on prend les mesures de prévention nécessaires ». En effet, on peut prévenir la maladie par la vaccination – continue-t-elle – mais aussi en améliorant le statut nutritionnel des enfants, ce qui rend leur système immunitaire plus fort, et la situation environnementale, la pollution étant un facteur aggravant la pneumonie. Finalement, la porte-parole souligne l'importance de l'allaitement au sein comme l'un de moyen le plus efficace pour la prévention de cette maladie.

La Journée mondiale de la pneumonie est une occasion de mettre en évidence les questions qui touchent la pneumonie et d'autres maladies infantiles qui peuvent être réduites partout dans le monde. Elle offre aussi la possibilité de faire appel aux parties, les gouvernements ou les organisations non gouvernementales, qui peuvent influencer la politique dans les pays les plus touchés.

(Interview: Fadela Chaib, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé; propos recueillis par Florence Westergard)

Classé sous Femmes et enfants, L'info, Santé.
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16/10/2017
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