COP21 : « la ligne de départ de la course contre les changements climatiques »

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La lagune du glacier Jökulsárlón en Islande. Photo: ONU/Eskinder Debebe

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, attend de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), qui s’ouvre lundi dans la capitale française, un plan à long terme qui permette de maintenir en-deçà de 2 degrés Celsius la hausse de la température planétaire et qui ne laisse aucun doute sur l’inévitabilité d’une transformation de l’économie mondiale fondée sur le passage à des modes de fonctionnement sobres en carbone.

Dans une tribune publiée par le quotidien français Le Monde, Ban Ki-moon indique que les négociations ont été lentes et fastidieuses mais qu'elles ont néanmoins porté leurs fruits. En réponse à l’appel lancé par l’ONU, plus de 166 pays, collectivement responsables de plus de 90 % des rejets dans l’atmosphère, se sont dotés de plans nationaux de lutte contre les changements climatiques, assortis de cibles claires. Selon les prévisions, si ces plans sont menés à bien, ils permettront de ralentir l’augmentation des émissions et de limiter la hausse de la température mondiale à environ 3 degrés Celsius d’ici à la fin du siècle.

Le Secrétaire général a toutefois indiqué que ce progrès considérable n'en demeure pas moins insuffisant. Il nous faut à présent, affirme-t-il aller plus loin, et plus vite, pour réduire les émissions mondiales de manière à maintenir la hausse des températures en-dessous de la barre des 2 degrés Celsius, tout en aidant les pays à s’adapter aux conséquences inévitables des changements climatiques, auxquelles nous devons d’ores et déjà faire face.

Pour Ban Ki-moon la Conférence de Paris n’est pas la ligne d’arrivée, mais la ligne de départ de notre ambitieuse course contre les changements climatiques, et il incombe désormais aux gouvernements de conclure à Paris « un accord substantiel et contraignant, qui pose clairement les jalons pour une action mondiale plus ambitieuse ».

Dans sa tribune, le Secrétaire général a notamment insisté pour que l'accord qui doit être conclu à Paris soit suffisamment souple pour ne pas devoir être constamment renégocié au gré de l’évolution de l’économie mondiale, et qu'il prévoit en outre des transferts de fonds et de technologies aux pays en développement, ainsi que des mesures crédibles pour parer aux effets de plus en plus marqués des changements climatiques.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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20/10/2017
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