Yémen : l'ONU demande une enquête impartiale après un raid meurtrier sur une fête de mariage

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A l’image de ce quartier de Sana'a, les civils du Yémen sont régulièrement frappés par des attaques aériennes ou victimes d’armes explosives. Photo OCHA/C. Cans

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies, a appelé à procéder à une enquête rapide et transparente sur le raid meurtrier sur une fête de mariage au Yémen. Ce bombardement, qui a emporté la vie de 47 personnes mercredi dernier, s’est produit à Sanban, à 100 km au sud de la capitale Sanaa. Les services de Stephen O'Brien rappellent qu'au Yémen, les civils sont souvent victimes d'armes explosives ou de frappes aériennes sont menées sur des quartiers densément peuplés.

 

Le Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU s'est dit préoccupé par des informations imputant la mort de civils au Yémen à des raids aériens de la coalition arabe. Le bombardement aurait été effectué mercredi dans la province de Dhamar.  Dans un communiqué rendu public, Stephen O'Brien note que le Ministère de la santé yéménite fait état d'au moins 47 civils tués et 35 blessés lors d'une fête de mariage. Et parmi les victimes, plusieurs femmes et des enfants.

Selon Jens Laerke, porte-parole d'OCHA à Genève, les Nations Unies « appellent à une enquête rapide, transparente et impartiale sur cet incident. L'ONU invite les parties au conflit de mieux protéger  la population civile selon les principes du droit international.

Il faut juste signaler que le 28 septembre dernier,  au moins 130 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tuées dans un raid sur une fête de mariage dans la région de Mokha, au sud-ouest du Yémen.

Par ailleurs, l'ONU rappelle que depuis le début du conflit en mars dernier, environ 4.500 civils, soit 95% des morts, ont été tués par des armes explosives dans les villes du Yémen. Plus de la moitié des frappes sont menées sur des quartiers densément peuplés, ce qui alourdit le nombre de victimes parmi les civils.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Jens Laerke, porte-parole d'OCHA à Genève)

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20/10/2017
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