Sri Lanka: le Conseil des droits de l’homme plaide pour un processus judiciaire crédible

Écouter /

La Salle des civilisations du Palais des Nations à Genève où se déroulent les travaux du Conseil des droits de l’homme (photo: ONU/J. M. Ferré).

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté, ce jeudi à Genève, par consensus une résolution notant « avec satisfaction la proposition du gouvernement du Sri Lanka de mettre en place un mécanisme judiciaire ». Un dispositif devant « enquêter sur les allégations d’abus et de violations graves des droits de l’Homme et de violations du droit international humanitaire » commis pendant le conflit avec les Tigres tamouls.

Sans appeler à la mise en place un « tribunal spécial hybride » comme l’avait pourtant demandé le Haut-Commissaire Zeid, le document rappelle que ce processus de justice crédible doit inclure « des institutions judiciaires et de poursuites indépendantes menées par des individus connus pour leur intégrité et leur impartialité ».

Il s'agit de la quatrième résolution soumise au Conseil sur cette question mais de la première qui est coparrainée par le Gouvernement du Sri Lanka.

D'où la satisfaction de l'Ambassadeur Ravinatha Aryasinha : « Ma délégation voit cette résolution comme une mesure qui encourage et inspire la population et le Gouvernement du Sri Lanka pour continuer sur la voie dans laquelle elle s'est engagée le 8 janvier dernier. A savoir faire respecter les droits de l'homme, renforcer l'état de droit, mettre fin à l'impunité et renforcer la démocratie et la bonne gouvernance. Nous nous écartons du chemin passé quand la situation au Sri Lanka était source de division. Le Conseil se joint à ma délégation pour adopter cette résolution par consensus, reflétant l'objectif commun de mon pays, des membres de ce Conseil et de la large communauté de parties prenantes intéressées au Sri Lanka ».

La résolution prie également Colombo d’associer des magistrats étrangers au tribunal chargé de juger les abus commis pendant le conflit avec les Tigres tamouls. A cet égard, le texte, défendu par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Sri Lanka, soutient « l’importance de la participation au mécanisme judiciaire du Sri Lanka de juges du Commonwealth et d’autres juges étrangers ».

La guerre civile au Sri Lanka, qui a duré 37 ans, a fait plus de 100.000 morts et a pris fin en 2009 avec la reddition  des Tigres tamouls.

(Extrait sonore : Ravinatha Aryasinha, Représentant permanent de la Mission du Sri Lanka auprès de l'Office des Nations Unies à Genève)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...