Sommet humanitaire mondial : Jan Eliasson et la Suisse plaident pour un soutien accru des besoins humanitaires

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Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général de l’ONU, lors de son intervention pendant les Consultations globales pour le Sommet humanitaire mondial. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

Au deuxième jour des consultations de Genève sur le Sommet humanitaire mondial, le Vice-Secrétaire général des Nations unies a rappelé ce jeudi que les besoins humanitaires globaux se situent cette année autour de 20 milliards de dollars, soit six fois plus qu’il y a dix ans. D'où l'urgence, selon Jan Eliasson, de combler le fossé grandissant entre les besoins humanitaires et les ressources financières disponibles. En vue du Sommet d'Istanbul, il a plaidé pour un mode de financement novateur. D'autant plus que sur le terrain, les besoins humanitaires ne cessent d'augmenter.

Le nombre des personnes touchées par les crises humanitaires est impressionnant. Selon l'ONU, 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dans le monde. Et lors des consultations globales pour le Sommet humanitaire mondial, le Vice-Secrétaire général des Nations unies a tenu tout de même à rappeler que ce ne sont pas que des chiffres. Mais l'histoire d'hommes, de femmes et d'enfants qui souffrent, subissent la violence ou victimes d'abus. Et selon Jan Eliasson, sauver des vies est la mission quotidienne de tous ces humanitaires qui font un travail remarquable sur le terrain.

Jan Eliasson rappelle que l’objectif principal de l’ONU est de trouver un règlement pacifique et durable aux nombreux conflits dans le monde. En attendant, les humanitaires doivent continuer à venir en aide à toutes ces personnes vulnérables.

De son côté, le Chef de la diplomatie suisse souhaite que le prochain rendez-vous d'Istanbul serve à susciter « une volonté politique et un soutien accru pour résoudre les causes profondes des besoins humanitaires.

Pour Didier Burkhalter, il faut en faire davantage sur le plan financier : « Nous sommes là pour préparer un sommet l'an prochain. Mais franchement, nous savons tous que nous ne pouvons pas attendre le sommet. L'hiver approche au Moyen-Orient, des sécheresses menacent également en Afrique. Et les appels de fonds humanitaires des Nations Unies ne sont même pas couverts à moitié pour cette année ».

Didier Burkhalter a souligné que la Suisse a récemment augmenté son budget humanitaire annuel à plus de 500 millions de dollars. Berne a en outre versé le mois dernier 72 millions de dollars supplémentaires pour aider les opérations en Syrie, Iraq et sur la corne de l’Afrique.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonores de Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général de l'ONU ; et Didier Burkhalter, Chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse)

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08/12/2017
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