Santé mentale : les États appelés à mettre un terme aux traitements psychiatriques non-consensuels

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Catalina Devandas-Aguilar, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

A l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, deux Rapporteurs spéciaux de l'ONU ont exhorté les États à mettre un terme, dans l'urgence, aux traitements psychiatriques non-consensuels qui sont imposés chaque année à des centaines de milliers de personnes vivant avec un handicap mental ou psychosocial, les exhortant au contraire à veiller à préserver la dignité et les droits des personnes.

Dans un message rédigé à l'occasion de cette Journée, placée cette année sous le thème « La dignité dans la santé mentale », le Secrétaire général a dénoncé le fait que de nombreuses personnes vivant avec un handicap mental ou psychosocial continuent d'être victimes de discrimination, de stigmatisation, d'atteintes physiques, sexuelles et émotionnelles et de négligence.

Ban Ki-moon s'est aussi inquiété du fait que le recours à la contrainte dans les traitements et le confinement dans des établissements de santé mentale et sociale amenuise le respect des droits fondamentaux et les perspectives de rétablissement.

L’institutionnalisation de force, l’immobilisation de force, l'isolement, le recours aux électrochocs, l’injection de force avec des médicaments ou l’obligation d'en surconsommer, ne sont que certains exemples de traitement dénoncés par Catalina Devandas-Aguilar, la Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées et Dainius Pûras, le Rapporteur spécial sur le droit à la santé. Selon eux, le concept de nécessité médicale souvent invoqué pour justifier de tels traitements ne jouit d'aucune légitimité scientifique.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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18/12/2017
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