ONU : la menace terroriste en Centrafrique est réelle

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Des personnes déplacées internes à Bambari, en République centrafricaine. Photo :ONU / Catianne Tijerina

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi la communauté internationale à ne pas relâcher ses efforts de soutien, notamment financiers, à la République centrafricaine, sous peine de risquer de voir le pays retomber dans les désordres et les violences.

Se disant vivement préoccupé par l’escalade de la violence, notamment par les attaques perpétrées contre des civils et les affrontements entre communautés, M. Ban a déploré les pertes humaines et demandé à toutes les parties de mettre fin aux combats et de déposer les armes. « Il est évident que les violences intervenues récemment à Bangui visent à déstabiliser le pays et à mettre en péril le processus de transition », a-t-il dit.

Des affrontements entre milices rivales ont éclaté samedi dernier dans la capitale, Bangui, faisant au moins 36 morts, forçant plus de 27.000 personnes à fuir leurs habitations et menaçant de remettre en cause les acquis de plusieurs mois d’efforts pour stabiliser la situation en Centrafrique.

Au cours de cette rencontre de haut-niveau, les participants devaient évoquer les défis urgents auquel le pays doit s'adresser dans la période post-électorale : le désarmement, justice et réconciliation, l'autorité de l'état et le développement. Autre défi craint par de nombreux expert la propagation du terrorisme mené par des groupes tels que Boko Haram qui mène dorénavant une guerre asymétrique, après de lourdes pertes lors de combats. Abdoulaye Bathily, le représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique Centrale, pense que cette menace est réelle.

(Propos de Abdoulaye Bathily, Représentant Spécial pour l'Afrique Centrale)

 

 

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15/12/2017
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