Mali : l’ONU rappelle aux signataires de l’accord de paix qu’ils doivent renoncer à la violence

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Ministre des Affaires Étrangères du Mali après la réunion sur le Mali, jeudi 1er octobre 2015. Photo ONU/Loey Felipe

A l’occasion d’une réunion ministérielle consultative sur le processus de paix malien en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Vice-Secrétaire général de l’ONU, Jan Eliasson, a rappelé jeudi aux parties signataires de l’accord de paix qu’elles devaient renoncer à la violence.

« Cet accord est l’aboutissement d’un long processus », a dit M. Eliasson dans un discours lors de cette réunion, en présence notamment des Ministres des affaires étrangères du Mali et de l’Algérie. « Le Mali a enregistré des progrès considérables, principalement grâce à la détermination du peuple malien, qui est resté fidèle, malgré les épreuves, à ses valeurs de tolérance et de dignité ».

Le Vice-Secrétaire général a toutefois condamné que l’application de l’accord ait été retardée par de récentes offensives, dans lesquelles les mouvements politico-militaires la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) étaient parfois impliquées.

« Les participants à cette réunion ministérielle doivent envoyer un message fort aux parties signataires, surtout aux mouvements politico-militaires. Ceux-ci doivent renoncer à toute action qui violerait l’Accord et le cessez-le-feu. Ils doivent également s’engager à régler leurs différends dans le cadre des mécanismes prévus par l’Accord et à en appliquer les dispositions relatives à la défense et à la sécurité », a dit M. Eliasson.

« Il est tout aussi important que le gouvernement mène à bien les réformes institutionnelles prévues par l’Accord. Cela permettra de renforcer la confiance des parties signataires et des habitants du nord du pays envers le processus de paix », a-t-il ajouté.

Selon le Vice-Secrétaire général, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité sont également essentielles pour rétablir la confiance de la population envers les institutions de l’État. « Il faut aussi que les femmes soient associées le plus possible aux mécanismes de suivi », a-t-il ajouté.

Il a souhaité que les partenaires du Mali qui participeront à la Conférence pour le développement du Mali, qui se tiendra le 22 octobre à Paris sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques, s’engagent à apporter un soutien accru au relèvement et au développement du nord du pays.

« Tous les participants ici présents doivent être à la hauteur des attentes et honorer la confiance que le peuple malien a placée en nous », a conclu M. Eliasson. « Je tiens à vous dire de nouveau que l’Organisation des Nations Unies est déterminée à œuvrer à vos côtés pour rattraper le temps perdu ces derniers mois et progresser dans l’application de l’Accord. Je suis résolument attaché à sa mise en œuvre ».

(Propos d'Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Étrangères du Mali, recueillis par Tsigué Shiferaw)

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17/10/2017
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