Mali : les institutions établies par l'Accord de paix doivent faire des progrès décisifs

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Mongi Hamdi, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et chef de la MINUSMA (Crédit photo: ONU/Kim Haughton)

Sous présidence espagnole, le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation au Mali. Outre l'ambassadeur du Mali, les quinze ont entendu le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU dans le pays et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Lors de son exposé, Mongi Hamdi a fait valoir que les difficultés rencontrées ces derniers mois soulignent l'importance d'un engagement international déterminé pour prévenir une escalade et remettre le processus de paix sur les rails. Elles montrent aussi l'urgence d'accomplir des progrès décisifs dans le fonctionnement des institutions établies par l'Accord de paix.

Le Représentant spécial a déclaré que les difficultés rencontrées ont été plus importantes et ont surgies plus tôt que prévu. Le calendrier de mise en oeuvre a subi de graves revers pendant les trois mois suivants le parachèvement de la signature de l’accord de paix du 20 juin. Selon lui, ceux-ci ont été principalement provoqués par de fréquentes violations du cessez-le-feu, dans un contexte caractérisé par les actions des groupes terroristes et des activités liées au trafic transnational illicite.

Les violations du cessez-le-feu ont limité les progrès dans la mise en oeuvre de l’accord. Du temps précieux a été perdu, comme évoqué lors de la réunion ministérielle du 1er octobre sur le processus de paix malien, tenue en marge de l’Assemblée générale. La prise de contrôle par la Plateforme d’Anefis le 17 août a constitué une violation flagrante de l’accord de paix et conduit la CMA à suspendre sa participation au sein du CSA. Tout progrès sur des questions cruciales, notamment relatives au cantonnement a été arrêté.

Alors que la Plateforme était présente dans Anefis, la CMA a étendu sa présence dans des zones de zones de la région de Tombouctou, également en violation de l’accord. Après le retrait de la Plateforme d’Anefis à la mi-septembre, ses forces ont pris des positions plus au nord. Ces mouvements ont accru les tensions avec la CMA et abouti à des affrontements dans les environs de In Khalil.

Par ailleurs, le Représentant spécial a prôné le déploiement de drones d'observation, plaidé pour une participation active de la société civile à la mise en œuvre de l'Accord et noté la décision des autorités maliennes de reporter les élections locales.

(Extrait sonore : Mongi Hamdi, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, chef de la Mission des Nations Unies, la MINUSMA)

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20/10/2017
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