En dépit d’avancées dans la luttre contre les violences sexuelles, Denis Mukwege estime qu’il reste encore des évolutions à faire

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Denis Mukwege au micro de Cristina Silveiro à l’issue de la projection du film “L'homme qui répare les femmes – la colère d'Hippocrate” au Siège de l’ONU. (Photo: Lai Fan Chi)

Depuis une quinzaine d'années, Denis Mukwege, médecin-chef de l'hôpital de Panzi, situé à Bukavu dans l'Est de la RDC, soigne gratuitement des femmes victimes de violences sexuelles.

En appliquant une approche holistique, qui comprend un volet psychologique, économique et juridique en plus de la prise en charge physique des victimes, le docteur congolais a ainsi prodigué des soins et ”réparer” les corps à plus de 40 milles femmes. Il aide aussi à redonner à ces femmes une place dans la société.

En dehors du bloc opératoire, Denis Mukwege parcourt le monde pour témoigner de la souffrance de ces femmes et dénoncer les viols massifs, véritables armes de guerre.

Pour son combat, il a été lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, dont le prix Prix Sakharov 2014 du Parlement européen et celui de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits. Il a aussi été nominé pour le Prix Nobel de la Paix.

En 2013 il recevait aux Etats-Unis , un Prix de l'organisation « Human Rights First».

Denis Mukwege était au Siège de l'ONU cette semaine pour la projection du filmdocumentaire de Thierry Michel et Colette Braeckman « L'homme qui répare les femmes – la colère d'Hippocrate », qui revient sur son action, l'occasion pour la Radio des Nations Unies de lui tendre le micro et lui demande de revenir sur son approche et l'évolution qu'il constate au cours de ces 15 années sur ce triste fléau.

(Interview : Dr.Denis Mukwegue, fondateur de l'hôpital de Panzi de Bukavu; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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14/12/2017
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