L'UNESCO condamne la destruction de l'arc de triomphe à Palmyre, Syrie

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Le site archéologique de Palmyre, en Syrie. Photo UNESCO/F. Bandarin

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a vivement condamné lundi la destruction de l’arc de triomphe de Palmyre, monument civil deux fois millénaire et symbole de la ville inscrite au Patrimoine mondial de l’agence.

Selon la Directrice générale de l’UNESCO, en dépit de leur acharnement criminel, les extrémistes ne parviendront jamais à effacer l’histoire, ni à passer sous silence la mémoire de ce site qui incarne l’unité et l’identité du peuple syrien.

L’UNESCO a assuré qu’il n’y aurait pas d’impunité pour les criminels de guerre, et qu’elle mettrait tout en œuvre, à son niveau, pour que les auteurs de ces destructions soient jugés et punis en étroite coopération avec la Cour pénale internationale (CPI).

Face à ce nouveau crime de guerre, l’agence onusienne a réaffirmé sa détermination à poursuivre la protection de ce qui peut être sauvé, par une lutte sans merci contre le trafic illicite des objets culturels, par la documentation et la mise en réseau des milliers d’experts, en Syrie et dans le monde, y compris par les moyens technologiques modernes.

L’arche de Triomphe, construit par Septime Sévère entre 193 et 211 après J.-C est un symbole de la ville, dont l’image a fait le tour du monde. Chef d’œuvre d’architecture civile et d’aménagement urbain, il était surmonté d’ornements géométriques et floraux, et marquait la jonction entre l’immense colonnade de plus d’un kilomètre et le Temple de Bel, également détruit cette année.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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17/10/2017
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