Kunduz : les réactions restent vives après le bombardement de l'hôpital de MSF

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Nicholas Haysom, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afghanistan. Photo: Fardin Waezi / MANUA

Les réactions continuent à être vives après l'attaque aérienne effectuée samedi contre l'hôpital de Médecins sans Frontières (MSF) à Kunduz en Afghanistan, attaque qui s'est soldée selon l'ONG par 22 morts, dont douze employés et des dizaines de blessés. MSF a décidé de fermer l'hôpital et ne sait pas s'il pourra le rouvrir, ce qui va compliquer davantage la prise en charge des blessés et malades dans la ville reprise par les Taliban la semaine dernière.

Ainsi, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a condamné fermement samedi soir les frappes aériennes contre l'hôpital de MSF à Kunduz. Ban Ki-moon rappelle que les hôpitaux et le personnel médical sont explicitement protégés par le droit international humanitaire. Il demande une enquête approfondie et impartiale afin que les responsables rendent des comptes.

Auparavant, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein avait qualifié cet événement de tout à fait tragique, inexcusable, estimant que s'il est établi devant un tribunal qu'il était délibéré, il pourrait constituer un crime de guerre. Or, d'après MSF, a déclaré le Haut-Commissaire, les forces pro-gouvernementales avaient été informées de l'emplacement exact de l'établissement médical.

L'attaque a aussi été condamnée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afghanistan et chef de la Mission d'assistance des Nations Unies dans le pays, la MANUA, Nicholas Haysom et par le Coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU pour l'Afghanistan. Mark Bowden qui a souligné que la population civile est maintenant privée d'un soutien médical vital.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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