Ebola : une étude indique que le virus peut persister dans certaines parties du corps

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Des survivants d’Ebola acceuillent le Secrétaire général lors de sa visite en Sierra Leone en décembre 2014. Photo: ONU/Martine Perret

Une nouvelle étude conjointe de l'Organisation mondiale de la santé indique que le virus Ebola peut persister dans différentes parties du corps pendant une période considérable de temps chez certaines personnes.

Cette étude, qui a été publiée mercredi dans le New England Journal of Medecine, précise que le virus peut notamment persister dans les yeux, la prostate, le sperme, les fluides amniotiques, le placenta, le lait maternel et le système nerveux central.

Elle indique aussi que le virus peut survivre dans le sperme bien plus longtemps qu'il n'avait été précédemment supposé, mais que le risque d'être infecté par des survivants est extrêmement faible.

Dans un entretien accordé à la Radio de l'ONU, Dr Nathalie Broutet, qui a co-rédigé cette étude, précise que le virus peut survivre jusqu'à neuf mois dans le sperme. Elle recommande une abstinence sexuelle ou l'emploi de préservatifs pendant les trois mois suivant l'apparition des premiers symptômes.

Une transmission sexuelles par un survivant ayant un virus persistant est possible, mais demeure un fait rare.

L'OMS recommande aussi que les hommes qui ont survécu à Ebola puisse se faire faire une analyse de leur sperme trois mois après l'apparition de la maladie et que ceux dont le résultat a été positif se fassent tester tous les mois jusqu'à ce que le résultats de l'analyse de leur sperme ait été négatif deux fois de suite.

Outre l'OMS, l'étude a été co-rédigée par le Ministère de la santé et de l'assainissement de la Sierra Leone et le Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis

(Interview : Dr. Nathalie Broutet, co-auteur de l'étude de l'OMS sur Ebola. Propos receuillis par Alpha Diallo)

 

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14/12/2017
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