Crise des réfugiés: le défi de la pluie et du froid sur la route des Balkans

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L'Ambassadeur itinérant de l'UNICEF Orlando Bloom entourés de réfugiés en direction d'un centre d'accueil près de la ville de Gevgelija, en ex-République yougoslave de Macédoine. Photo : UNICEF / T. Georgiev

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 613.000 migrants et réfugiés sont arrivés cette année en Europe en passant par la Méditerranée et plus de 3.100 sont décédés. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance ne constate également aucun répit dans ces mouvements de population.  L'UNICEF rappelle que des milliers de Syriens, Iraquiens et Afghans continuent de franchir les frontières grecques. En septembre, entre 4.000 à 6.000 personnes sont entrées en Grèce chaque jour selon l’Unicef, avec un pic de 9.000 le 9 octobre.

Par ailleurs, une mission de l’Unicef en Allemagne a reçu des « rapports faisant état de plusieurs allégations d’incidents, de violences et abus liés au sexe dans les centres d’accueil et abris temporaires ». Ces abus seraient « commis essentiellement » par les migrants eux-mêmes.

Sur un autre plan, l'agence onusienne a souligné que la pluie et le froid représentent un des principaux défis pour les migrants et réfugiés, notamment à leur arrivée dans les Balkans. « Nous notons toujours que beaucoup d'enfants sont épuisé physiquement, parfois clairement psychologiquement traumatisés et certains ont besoin d’assistance médicale », fait remarquer Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF.

L'UNICEF s'est ainsi inquiété de l'approche de l'hiver en Croatie avec notamment le manque d'abris et de protection contre les conditions météorologiques défavorables. « Dans le centre d’accueil d'Opatovac, le manque de chauffage et l’accès limité à des installations sanitaires séparées exposent de façon croissante les enfants et leurs familles à la fois en matière de santé et de protection ». Autres sources de préoccupations, le suivi nutritionnel des enfants. « Le fait que la plupart des enfants aient mangé de la nourriture quasi exclusivement sèche pendant des semaines et parfois des mois est problématique, notamment pour les nourrissons », a souligné Christophe Boulierac.

(Extrait sonore : Christophe Boulierac, porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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18/12/2017
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