Crise des réfugiés : création de 100.000 places d’accueil sur la route des Balkans

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Des jeunes femmes réfugiées attendent un train à la gare de Tovarnik en Croatie. HCR / I. Pavicevic

Les pays touchés par la crise des réfugiés en Europe, notamment sur la route des Balkans ont décidé dimanche soir de créer cent mille places d’accueil pour mieux juguler cet afflux, dont 50.000 en Grèce. C'est le résultat de ce mini-sommet d’urgence avec les huit pays de l’Union européenne (UE) sur cette route, ainsi que la Serbie, la Macédoine et l’Albanie.

Lors d’une conférence de presse conjointe dimanche avec la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres a précisé que l’enregistrement des demandeurs d’asile syriens, iraquiens et érythréens en Grèce pourra démarrer avec ces centres d’accueil. « Gérer les flux ensemble est la seule façon de restaurer l’ordre », a de son côté plaidé Jean-Claude Juncker surtout avec l'hiver qui s'annonce.

« Il s'agit maintenant en pratique les engagements sur lesquels nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui. Nous avons beaucoup parlé de valeurs européennes au cours des semaines et mois écoulés, mais vous savez comme moi qu'elles ont été insuffisamment mises en action. Nous allons maintenant procéder à la fin de chaque semaine à une évaluation complète des progrès entrepris.

Il n’y aura pas de solution miracle. Fermer les frontières n’est pas une solution à long terme. La solution c’est d’agir en Européens, de façon solidaire et responsable, en combinant l’ensemble de nos outils politiques, législatifs, financiers et opérationnels. L'Europe ne se construit pas sur les uns contre les autres. L'Europe se construit les uns avec les autres ».

Sur les 100.000 places d’accueil, la Grèce a accepté de créer, avec l’aide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 30.000 places d’accueil d’ici à la fin de l’année. Dans un deuxième temps, 20.000 places seront créées dans des familles d’accueil et des logements en location subventionnés par le HCR. Les 50.000 places restantes seront installées le long de la route des Balkans en coordination avec l’agence de l'ONU basée à Genève.

Outre l'amélioration des conditions d’accueil, l'accord prévoit une amélioration des échanges d’informations de façon quotidienne ; empêcher les mouvements de réfugiés d’un pays à l’autre sans que le second pays en soit informé ; s’assurer d'une capacité complète d’enregistrement avec l’utilisation au maximum de données biométriques ; et combattre le trafic d’êtres humains et les passeurs.

Les pays qui ont signé cet accord pour freiner l’afflux des migrants et réfugiés en Europe par la « route des Balkans »  sont l’Autriche, la Hongrie, la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie, la Roumanie, l’Allemagne, la Grèce, la Serbie, la Macédoine et l’Albanie.

(Extrait sonore : Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne ; propos recueillis par l'Unité audiovisuelle de la Commission européenne)

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23/10/2017
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